Vous connaissez peut-être de Joann Sfar

Temps pour lire le roman : quatre jours

Lieu de lecture du roman : TGV, lit

Nombre de pages du roman : 272 pages

Note : 3,75/5

Genre du roman : Témoignage / roman

Maison d’édition : Albin Michel

Un grand merci à Albin Michel pour nous avoir fait parvenir ce roman

Joann Sfar se remet difficilement d’une rupture. Pour oublier la fille qui lui a fait du mal, il décide de prendre un chien, mais aussi d’entretenir une relation par téléphone et via Facebook (où il l’a rencontré) avec “Lili”, une jeune fille au profil… atypique suggéré par notre réseau social bien aimé. Alors qu’il espérait pouvoir redémarrer tranquillement, rien ne va se passer comme prévu. Le bull-terrier chercher à tuer ses chats (et peut-être aussi son maitre) et la jeune femme ne cesse de le faire tourner en rond, alternant l’amour, la haine, le désespoir… alors que lui même se pose la question de savoir si c’est une arnaque… sans se demander ce qu’il ressent. Ce sera aussi l’occasion pour Joann Sfar de nous livrer différentes pensées qu’il entretient sur le monde dans lequel nous vivons.

Ce livre de Joann Sfar pourrait être un excellent roman. Il n’en est, malheureusement, qu’un bon. Oui, ce livre est intéressant. L’auteur nous livre, au-delà de son témoignage sur son histoire avec “Lili”, ses pensées, ses questionnements, avec toujours en ligne de fond son histoire sentimentale et bien sûr son chien. Mais c’est aussi là que pêche le roman.

En effet, si celui-ci nous en apprend plus sur le roman, il part dans tout les sens. D’accord, cela rend le roman vivant. Cela permet à l’auteur de parler de tout. Mais c’est, parfois, beaucoup trop brouillon. On se retrouve à sauter une voir plusieurs pages car l’on sent que même Joann Sfar ne sait pas où il va.

Le langage est cru, très cru parfois, mais colle relativement bien avec l’ambiance du roman. C’est parfois drôle, peu de fois émouvant, mais il a le mérite de poser de véritable questions sur internet et ses dangers.
Le langage cru renforce cette idée qu’on est dans la tête de l’auteur, et c’est parfois drôle, parfois émouvant.

Conclusion :

J’ai eu du mal au début à rentrer dans ce roman, perdu dans les différentes pensées de notre cher Joann Sfar. Le ton parfois moralisateur pourra perturber, mais on en ressort tout de même avec l’impression d’une bonne lecture qui pose des questions intéressantes. Ce roman nous permet aussi de suivre le cheminement de l’auteur dans ce qu’il considère être “l’amour”.