Valet de pique de Joyce Carol Oates

Temps pour lire le roman : 2 jours

Lieu de lecture du roman : lit, canapé, métro

Nombre de pages : 223 pages

Note : 3,75/5

Genre : Thriller

Un grand merci aux éditions Points pour ce livre !

 

« Il est rare d’entendre la voix de la folie. La voix véritable, déchirante, de la folie d’autrui. »

Critique

Andrew J. Rush est un auteur de polar à succès. Si on le compare bien souvent à Stephen King, il possède un style beaucoup plus sage. Ascension fulgurante dans le monde de l’édition, il est connu de tous dans son pays d’enfance où il écrit désormais. Seulement, la plupart ignore sa face sombre. Car sous le pseudonyme du Valet de pique, il écrit des thrillers noirs, gores, dépravés. Personne ne le sait. Mais cette double identité risque de se retourner contre lui… Avec des conséquences désastreuses à la clé.

Premier livre de Joyce Carol Oates pour ma part. Première constatation : son style est impeccable, efficace, percutant. Un grand talent de la littérature, et cela se voit ! En un peu plus de deux cents pages, on cerne efficacement l’ambivalence du personnage qu’elle a créé, drôle, inquiétant, qui n’arrive pas à se détacher de l’alter ego qu’il a lui-même créé : le Valet de pique.

Si le début de l’histoire n’est pas plus que surprenant (de nombreux auteurs ont pris un autre nom de plume pour écrire d’autres histoires, par exemple Romain Gary ou encore Joyce Carol Oates elle-même), l’histoire est surprenante et mérite d’être lu. On sent la pression qui repose sur les épaules de l’auteur et le fait que cela fait disjoncter quelque chose en lui. Au point de l’entraine dans une folie meurtrière sans précédent. Le tout ponctué de blanc qu’il n’arrive pas à expliquer, et d’un comportement qui lui semble étrange.

Pour autant, si ce livre fut une très bonne lecture, j’en ressors frustré. Oui frustré du faible nombre de page, de l’intrigue développé beaucoup trop rapidement, de choses jamais expliqué (notamment le plagiat : est-il réel ?)

Conclusion

Si ce roman est une très bonne lecture, que je conseille, je ne peux que regretter certains manquements dans l’histoire. 100 pages en plus n’aurait pas été superflu, et aurait valu une place de choix dans ma bibliothèque !