Un fruit amer de Nicolas Koch

Direction le compté de Woodbridge dans l’Alabama de 1963. On est en pleine ségrégation raciale. Dans plusieurs Etats, le Ku Klux Klan fait encore régner la terreur au nom d’une supposé suprématie blanche. De leur côté, la communauté noire tente de se faire entendre s. Dans un contexte explosif, une jeune femme blanche est retrouvée morte. Problème : elle est la fille d’un riche industriel appartenant au Klan. Pour tirer l’affaire au clair, un agent du FBI est envoyé sur place.

Temps pour lire le roman : quatre jours

Lieu de lecture du roman : métro, canapé, lit, bus

Nombre de pages : 498 pages

Genre : Thriller

Maison d’édition : De Saxus

Un grand merci à De Saxus pour le livre !

Critique

Comme beaucoup de monde je pense, j’avais déjà entendu parler de la ségrégation aux Etats-Unis, et notamment de cette période des années 60 où, alors que les Noirs luttent pour leurs droits, le KKK était encore plus qu’actif dans certains endroits des Etats-Unis. Une période terrible, sombre de l’histoire américaine, que malheureusement nous ne connaissons que peu ou de manière lointaine.

Nicolas Koch va nous plonger, avec Un fruit amer, directement dans ce que l’homme peut avoir de plus dur, dans un racisme pur qui entraine vers la folie et une haine de l’autre incommensurable. Dire que l’on ressort d’un livre comme celui-ci serait nié l’évidence. Il me semble que nous n’en ressortons jamais indemne d’un livre traitant d’un thème comme celui-ci.

Le problème de ce livre réside principalement dans le découpage des parties pour moi. Je m’explique. Si j’ai été totalement captivé par la 3ème partie du roman, j’ai éprouvé de grandes difficultés à dépasser la partie 1. J’ai trouvé que l’ambiance mettait beaucoup trop de temps à s’installer, que les descriptions étaient parfois trop longue. Bref, je ne sais pas comment expliqué, mais j’ai vraiment eu beaucoup de mal.

La seconde partie a commencé à me réconcilier avec l’auteur, on rentre déjà plus dans l’intrigue et dans le rythme du roman, ce qui nous donne envie de continuer pour connaître le déroulement. Pour moi, le réel atout du roman réside dans la dernière partie où il déploie tout son talent aussi bien dans l’écriture que dans l’intrigue en elle-même.

Conclusion

Un fruit amer de Nicolas Koch est un bon roman. Je ne le classerais certes pas dans mes lectures coup de coeur ni inoubliable. Cependant, le livre comprend un travail de recherche et de documentation relativement impressionnant et qui permet au livre d’expliquer le contexte au lecteur et de lui permettre de s’immerger au maximum dans l’histoire. Attention cependant, ce livre est à déconseiller à tout ceux n’aimant pas les livres qui tirent en longueur…

Ma précédente chronique : Couleurs de l’incendie – Pierre Lemaitre

Quentin