Un fils parfait de Mathieu Ménégaux

Temps pour lire le roman : une journée

Lieu de lecture du roman : lit, métro, canapé

Nombre de pages du roman : 168 pages

Note : 5/5, coup de coeur

Genre du roman : Littérature

Maison d’édition : Points

Un grand merci aux Editions Points pour ce livre !

Avis de Camille

Un fils parfait a été une vraie claque. L’écriture incisive de Mathieu Ménégaux prend vraiment aux tripes. L’histoire principale repose plus sur le traitement de l’affaire et sa mise en justice que sur les faits proprement. D’une main de maître, il lie les deux parties et surtout nous fait ressentir beaucoup d’émotions.

Je suis toujours impressionnée qu’un auteur arrive à se mettre tellement bien dans la peau d’une femme et il trouve toujours les mots justes pour nous faire passer du dégoût à la colère voire au chagrin ou à l’incompréhension. L’écriture de Ménégaux m’emporte toujours autant, cet homme a un vrai talent littéraire.

Même si le sujet abordé est très difficile, je pense qu’il est important de lire ce livre, de se rendre compte des fissures du système judiciaire français. J’ai dévoré en deux jours ce court roman et je vous incite à en faire autant.

Avis de Quentin

Comme avec Je me suis tue, on ne ressort pas indemne de ce type de lecture. Contrairement à d’autre, le souvenir de ce dernier ne s’évanouit pas lorsque l’on referme le livre. On ressasse sans cesse ce que l’on a lu, une drôle de sensation toujours présente.

Je suis toujours impressionné par la façon dont Ménégaux arrive à se mettre dans la peau d’une femme pour écrire ses romans. Romans qui, même si c’est de la fiction, pourrait totalement être un témoignage criant de vérité. Un fils parfait met en avant certain problème dans la Justice française, qui malgré qu’elle se veuille impartiale, est au service la plupart du temps des hommes. Et s’ils ont des relations… Laissant sur le carreau la femme, démunie face à la puissance écrasante de la justice, seule dans son combat.

Ce livre revient aussi sur la difficulté pour les proches de reconnaître le monstre qui se réside en un fils, en un mari, en un père. Qu’il est plus facile d’ignorer, de faire semblant de ne pas avoir entendu, de ne pas avoir vu, ou encore de faire comme si ce sont les autres qui mentent.

La chose la plus difficile pour nous, lecteur, c’est que nous ne pouvons qu’assister lâchement, sans possibilité d’intervenir, face à la terrible descente aux enfers de cette femme qui, avant tout, ne cherche qu’à protéger ses enfants. La seule chose que l’on peut faire : éviter, une fois le livre refermé, l’indifférence.

Conclusion

On ressort de cette lecture bouleversé, révolté, avec l’envie de changer les choses. Car oui, malgré la nouvelle loi que Ménégaux met en avant à la fin, cela ne change rien, ou presque. Tant de progrès reste à parcourir dans ce combat, ce combat pour qu’enfin la justice française reconnaisse ce Mal.

PS : Nous allons rencontrer très prochainement l’auteur sur Paris dans le cadre de la sortie en format poche de Un fils parfait, nous vous tenons au courant !