Un dieu dans la poitrine de Philippe Krhajac

Phérial est placé en orphelinat à l’âge de quatre ans. Il va alors traverser sa vie du mieux qu’il le peut, en se laissant ballotter de famille d’accueil en famille d’accueil, de règles en règles, d’abus en abus … Avec pour seul désir profond : retrouver sa mère.

Temps pour lire le roman : trois jours

Lieu de lecture du roman : métro, canapé, lit, bus

Nombre de pages : 400 pages

Genre : roman

Maison d’édition : Folio

Merci aux éditions Folio pour ce livre !

Critique

Comment ne pas se laisser emporter par ce roman de Philippe Krhajac ? Comment ne pas laisser le petit Phérial nous prendre par la main et nous raconter avec tant de candeur, de naïveté et en même temps de détachement son histoire ?

Ce livre est avant tout une bouée à la mer, une fiction qui prend au coeur au sein d’une bien triste réalité : les enfants qui se retrouvent sans famille, à errer de famille d’accueil en famille d’accueil, bientôt ayant comme seul repère la rue.

A eux de s’adapter, d’apprendre à vivre avec les exigences, les codes de la société. Cette vie que Phérial va connaître ne va pas l’épargner : violence, détachement, abandon, et même viol… Bien qu’il va à chaque fois essayer de résister, des échapper et de cette vie qui le maltraite, il ne trouve parfois que comme seul solution de s’évanouir pour échapper un temps à la réalité.

Un dieu dans la poitrine est aussi l’histoire de trois femmes qui vont traverser sa vie, et qui vont chacune à leur manière, aider Phérial a grandir, à s’adapter, à aimer, à comprendre. Comme des fées, elles vont tenter d’aider le jeune garçon à vivre ses passions, notamment le théâtre, ainsi qu’à partir à la recherche de ses parents …

Conclusion

Premier roman de la part de Philippe Krhajac, Un dieu dans la poitrine est un livre émouvant, touchant. Toujours avec une touche d’optimisme, il nous fait parcourir en filigrane la vie de Phérial, de son enfance au début de sa vie d’adulte. Avec le lot de galère, d’emmerde et d’espoir. Prenant.

Ma précédente chronique : Villa Imago – Eric Marchal

Quentin