Sótt de Ragnar Jónasson

Traduit de l’anglais par Ombeline Marchon

Rien ne va plus à Siglufjördur ! La ville est confrontée à une violente épidémie qui se voit imposer une quarantaine de plusieurs jours. L’inspecteur Ari Thór, toujours pas venu au bout des secrets de ce village, voit sa claustrophobie revenir. Pendant ce temps, un crime vieux de cinquante ans remonte à la surface…

Temps pour lire le roman : trois jours

Lieu de lecture du roman : canapé, métro, bus, RER, lit

Nombre de pages : 352 pages

Genre : Polar

Maison d’édition : Editions de la Martinière

Merci aux Editions de la Martinière pour l’envoi de ce roman !

Critique

Troisième livre de Ragnar Jónasson, Sótt nous plonge à nouveau dans les aventures de l’inspecteur Ari Thór (je vous le promet, les accents sur les “o” auront ma peau). Cette fois-ci, la claustrophobie de l’inspecteur va encore être mise à l’épreuve, puisque la ville est sous quarantaine. En cause : une épidémie qui sévit. 

Cette maladie est une solution pour l’auteur de se débarrasser d’une grande partie des personnages de la ville. Il va ainsi se concentrer principalement sur l’enquête, qui tourne autour d’une ancienne historie familiale. Parallèlement, nous suivons l’enquête d’une journaliste de la capitale autour d’un ancien ami du premier ministre, et d’un ancien alcoolique / drogué qui est aujourd’hui en couple.

Si l’histoire ancienne du village est intéressante, j’ai légèrement était dérangé par la quasi “inutilité” des passages dans la ville de Siglufjördur. En effet, j’ai presque plus apprécié l’histoire de la journaliste, qui plonge en plein coeur d’un drame, pourtant anodin, qui remonte petit à petit jusqu’au premier ministre.

C’est aussi une belle leçon, de la part de l’auteur, sur le monde que nous connaissons aujourd’hui. Si vous, comme moi, passons notre vie à tenter de cacher notre passé, celui-ci nous rattrapera. Contrairement à certains personnages qui, de part leur agilité ou leur notoriété, sous couvert de sacrifier plusieurs personnes, arriveront à s’en sortir.

Même si l’histoire n’est pas à la hauteur des deux précédents, l’on se laisse toujours emporter par la plume de l’auteur qui nous transporte instantanément en Islande, bien loin de mon confort parisien.

Conclusion

Ne nous le cachons pas, Sótt de Ragnar Jónasson est certainement le mois bon tome des trois. Ce qui ne veut pas dire qu’il est mauvais, bien au contraire. L’auteur a voulu, à travers ce roman, reposer les bases et mettre de l’ordre dans la vie des différents personnages avant, très certainement, un quatrième tome qui va tout bousculer. A suivre donc !

Ma précédente chronique : Les fantômes du vieux pays – Nathan Hill

Quentin