Songe à la douceur de Clémentine Beauvais

Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17. Il est sûr de lui, charmant et plein d’ennui, elle est timide, idéaliste et romantique. L’inévitable se produit, elle tombe amoureuse, et lui, semblerait-il, aussi.

Temps pour lire le roman : deux jours

Lieu de lecture du roman : terrasse, train

Nombre de pages : 245

Genre : prose lyrique/histoire d’amour

Maison d’édition : Points

Un grand merci aux éditions Points pour ce livre !

Critique

Eugène et Tatiana se sont rencontrés alors qu’ils étaient à leurs premiers émois adolescents. Des années plus tard, ils se retrouvent à Paris et la passion passée, l’excitation du départ, l’engouement premier les reprennent. Cependant, leur idylle n’est ni simple ni parfaite et être ensemble paraît compliqué après ce qu’ils ont chacun essuyé.

Alors comment rattraper le temps perdu ? Comment oublier ce qui a été dit, comment passer outre ce qu’il s’est passé pendant tant d’années ? Comment renouer avec la personne que l’on a été autrefois ? Tant de questions auxquelles les deux protagonistes tentent de répondre et d’aider à se répondre.

Clémentine Beauvais nous entraîne dans cette drôle d’histoire d’amour qui m’a beaucoup fait penser à un de mes livres préférés L’écume des jours. Toutes les phrases deviennent percutantes et c’est difficile d’en choisir une pour être ma préférée. La lecture est tellement agréable comme une poésie que quelqu’un nous récite. Les envolées lyriques sont contrôlées et toujours justes. J’ai vraiment adoré la façon de raconter de l’auteure, en utilisant un des thèmes les plus vieux et repris de la littérature avec de la prose poétique tout en utilisant beaucoup de clins d’œil à notre société actuelle (les textos, Skype, le métro parisien). EN bref, tout m’a plus, c’est un gros coup de cœur !

Conclusion

J’ai voyagé avec les personnages grâce aux mots, j’ai été comme eux transporté par cet amour furieux et brûlant. L’auteure nous offre un livre impressionnant car la forme et le fond sont tous deux beaux, fins, lyriques et s’emboitent à la perfection.

Savant mélange entre la prose d’Aragon et le phrasé de Vian, vous devez découvrir ce livre.