Snjór de Ragnar Jonasson

Temps pour lire le roman : Deux jours

Lieu de lecture du roman : métro, dans mon lit

Nombre de pages du roman : 360 pages

Note : 4/5

Genre du roman : Polar

Il me semble vous avoir déjà parlé de mon amour pour les polars venant des pays du nord, notamment avec La Piste Noire de Äsa Larsson et Au Coeur de l’été de Viveca Sten. Et bien aujourd’hui je quitte la Suède pour me diriger vers l’Islande. En effet, j’ai lu récemment le premier roman de Ragnar Jonasson : Snjór.

Le nom du livre, Snjór, veut dire “la neige” en Islandais. Pourquoi ce titre ? Car dans la ville où se rend Ari Thór pour sa première affectation dans la police, elle tombe sans cesse.  Siglufjördur est l’une des villes les plus au nord de l’île. Il ne se passe rien, personne ne ferme sa porte à clé. La confiance règne. Mais une femme est retrouvée morte dans la neige tandis qu’un vieil écrivain fait une chute mortelle dans le théâtre locale. De quoi plonger Ari Thor en plein cœur d’une petite communauté, où y règne ressentiments et secrets.
De ce que j’ai compris, ce premier roman va s’inscrire dans une série du nom de “Dark Iceland”, mettant en scène toujours le même héros : Ari Thor. C’est d’ailleurs ce que m’a confirmé son second livre, Mörk, dont je vous parle très prochainement.

Alors tout d’abord il est rare, comme je l’avais souligné il y a quelques temps à mon père, de voir un jeune policier en héros. Cela fait du bien, ça change, et pour une fois il doit effectuer des tâches que personne ne veut. Le style des pays du Nord est très présent, très agréable à lire. On apprécie la description des paysages, du mode de vie, de la ville. Bref, cela permet de nous situer le contexte, mais aussi de nous montrer que nous ne vivons pas forcément la même chose. De plus, il y a dans chaque polar scandinave, une touche de noir, de sombre, qui rend encore plus crédible le roman.

Soyons claire : non, Snjor n’est pas un chef d’oeuvre. C’est un bon roman, mais cela s’arrête là. Et après tout, c’est normal, l’auteur n’en est que à son premier. On sent que la patte de l’artiste est déjà présente, mais qu’il faut encore la travailler. Il manque pour moi une véritable fin qui soit percutante. Je trouve aussi que le méchant (dont je ne parlerais pas ici) est peu exploité à la vue de son potentiel. On retrouve chez le personnage des éléments de Hirtmann, le personnage de Bernard Minier. Seulement, il aurait pu être plus présent, plus recherché, plus travaillé.

Néanmoins ce roman n’a pas que du mauvais, au contraire. Ari Thor est un personnage complexe, torturé, cela se sent dès le début. On retrouve cet éternel problème avec les parents, mais qui donne envie d’en savoir plus. Ce qui se fera à mon avis, avec les prochains romans. Ce qui est surtout intéressant avec lui, c’est que ce n’est pas le policier calme, posé, qui réfléchis et trouve directement une solution. Il est plutôt impulsif (à cause de son jeune âge ?), à tendance s’emporter, etc. Un personnage plus travaillé donc que d’habitude. Il y a aussi ce cruel dilemme entre deux personnes qu’il aime, qui trouve un semblant de résolution à la fin du roman (et encore ?).

Conclusion

Je recommande la lecture de ce roman. Non pas par son originalité, ses personnages, son histoire. Mais pour ce qu’il promet. On sent que l’auteur a du potentiel, et que ce qui va suivre va être meilleur. Que ce soit au niveau du style, ou de l’histoire. Snjor reste néanmoins un bon roman pour passer le temps,qui se lit relativement rapidement.

Notre précédente review ici. Retrouvez aussi toutes les autres ici !

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