Si belle mais si morte de Rosa Mogliasso

Tous vont passer devant elle, tous vont la voir, mais aucun d’eux ne va intervenir. Ils ont tous d’excellentes raisons pour ignorer et ne pas y penser. Mais ils vont découvrir qu’il n’est pas si facile de vivre en lâche.

Temps pour lire le roman : un jour

Lieu de lecture du roman : métro, RER, Bus

Nombre de pages : 136 pages

Genre : Polar

Maison d’édition : Points

Merci aux éditions Points de nous avoir permis de découvrir son livre !

Critique

Publié à l’origine par les éditions Finitude, nous allons suivre pendant toute la durée de court roman le quotidien des différentes personnes qui ont croisé la route de la belle femme morte au bord du canal.

Le but de ce texte est sans aucun doute l’occasion de montrer la complexité de l’âge humaine, mais surtout de comment fonctionne notre cerveau une fois que nous avons vu quelque chose. De la complexité de nos valeurs, de notre sens de la moralité, mais également de tout ce que l’on considère comme légitime ou non dans notre société.

C’est au final ce qui nous distingue des animaux : pouvoir faire un choix. Un choix entre agir, comme ne rien faire. Un choix à priori facile, non ? Et c’est là que le roman lâche son constat : même si l’on a les meilleurs intentions, même si l’on ne veut pas faire de mal, on est parfois égoïste au possible.

Conclusion

Si belle mais si morte est un roman qui se lit rapidement. Bien que manquant parfois de finition, pas assez mordant à mon goût, il pose la véritable question de l’action ou non. Chose que l’on retrouve d’ailleurs dans de nombreux reportages parus ces dernières années, sur l’inaction des personnes devant des agressions de femmes dans la rue…

Ma précédente chronique : Winter is coming – Pierre Jourde

Quentin