Sentinelle de la pluie de Tatianna de Rosnay

Temps pour lire le roman : deux – trois jours

Lieu de lecture du roman : canapé, lit, métro

Nombre de pages du roman : 244 pages

Note : 4,5/5

Genre du roman : Roman

Maison d’édition : Héloïse d’Ormesson

Un très grand merci à Héloïse d’Ormesson pour nous avoir donné l’opportunité de lire le livre en avant première.

 

S’il y a bien une autre auteure que nous suivons avec Camille mis à part Delphine de Vigan, il s’agit de Tatiana de Rosnay. Si nous n’avons pas lu son oeuvre en entier (un peu plus de 17 livres de mémoire), nous avons lu les principaux à savoir Elle s’appelait SarahBoomerangLa mémoire des mursLe voisin,  SpiralesRose ou encore Son carnet rouge. Et il faut dire que l’on apprécie énormément !

Dans Sentinelle de la pluie, Tatianna de Rosnay met en scène la famille Malegarde qui se retrouve à Paris pour fêter les soixante-dix ans du père, célèbre arboriste. Seulement, suite à des pluies diluviennes, la Ville Lumière est rapidement envahie par les eaux. Et, avec ce péril qui plane sur eux, parents et enfants vont devoir s’écouter mais aussi s’avouer les secrets pourtant bien cachés…

Avec Sentinelle de la pluie, on retrouve tout cet aspect dramatique présent dans Boomerang ou encore La mémoire des murs. On se laisse aussi rapidement bouleversé, mais aussi emporté face au peu de moyen que possède la ville de Paris pour se défendre si une crue comme celle-ci, supérieure à celle de 1900, devait survenir. Soulignons d’ailleurs que ce roman sort à peine un mois après la crue de la Seine qui, si elle n’a fait que peu de dégât dans Paris même, à ravager une grande partie de la banlieue Ouest de Paris, obligeant des familles à déménager.

Mais le livre tourne surtout autour de la famille, des non-dits, de tout ce qui peut parasiter la vie de famille. Ce livre est avant tout une ode à la communication, à la libération de la parole, ainsi qu’à la confiance entre les membres de la famille.

Conclusion :

Un récit qui se déploie avec émotion, avec des pointes de souffrance pour les différents personnages, dans un Paris entièrement sous les eaux mais qui, paradoxalement, n’a jamais été aussi belle. Une ode aussi à l’acceptation des choix que chacun effectue, à l’acceptation de la différence entre les individus…