Quand nos souvenirs viendront danser de Virginie Grimaldi

Soixante trois ans après avoir emménagé impasse des Colibris, ils ne sont plus que 6 : Anatole, Joséphine, Marius, Gustave et Marceline. Alors qu’avant les voisins échangeaient, s’aider, ce n’est plus le cas aujourd’hui. A travers le récit de leur combat contre la destruction de leur quartier voulu par le maire et à travers les souvenirs de Marceline, le roman raconte une historie d’amour, de secrets d’amis et de famille et surtout des liens qui unissent et tissent une amitié.

Temps pour lire le roman : deux jours

Lieu de lecture du roman : dans le bus, canapé, métro, lit

Nombre de pages : 359 pages

Maison d’édition : Fayard

Un grand merci aux éditions Fayard et également à Virginie Grimaldi !

Critique

Nouvelle lecture pour ma part d’un roman de Virginie Grimaldi. Après Tu comprendras quand tu seras plus grande et Il est grand temps de rallumer les étoiles, je me lance dans Quand nos souvenirs viendront danser.

Virginie nous entraine cette fois dans une impasse française comme il en existe des milliers. La particularité de celle-ci ? Cela fait maintenant plus de soixante trois ans quasiment que les occupants de l’impasse n’ont pas changer. Malgré quelques départs, et quelques disparitions, Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et Marceline se partagent les différentes maisons. Seulement voilà, alors qu’ils étaient très bons amis, un drame a surgi. Divisant totalement la communauté et forçant au reclus la plupart de ses membres.

Jusqu’à ce que le Maire décide de démolir l’impasse pour pouvoir construire une nouvelle école. Alors peut importe le passe, peut importe les malheurs, les habitants vont laisser tout cela de côté et se battre pour que leurs maisons, mais également leurs mémoires et leurs souvenirs continuent de vivre.

Avec cette histoire, Grimaldi alterne entre passé et présent, mais également entre rire (plusieurs scènes me viennent à l’esprit : l’interview avec JPP sur TF1, le clip de rap…) et larmes (comment ne pas penser à la fin ?). Car en “seulement” 365 pages, l’auteure nous force à travers sa magnifique écriture et son talent pour faire naître et vivre les personnages, à rentrer dans leurs vies, à essayer de comprendre ce qui a pu se passer, mais surtout à plonger avec Marceline dans son passé.

Une magnifique leçon également sur la vie, sur l’amitié sur l’amour. Mais aussi un livre qui montre qu’il est important de prendre le temps de se souvenir, de chérir ce que nous avons vécu et ce que nous allons vivre pour pouvoir avancer et vivre pleinement. Ainsi que de l’intérêt d’échanger, de se parler, pour ne pas que des non-dits ne nous fassent perdre plusieurs années…

Conclusion

Comment ne pas tomber sous le charme du nouveau roman de Virginie Grimaldi, Quand nos souvenirs viendront danser ? L’auteur mêle comme à son habitude, et avec plus de talent encore que la fois précédente, le registre de l’amour, de l’humour et de la tristesse. Cocktail détonnant de vie, de rire et de larme, on se laisse happer par l’histoire au point d’avoir l’impression de vivre, le temps de quelques pages, impasse des Colibris.

Une plongée au coeur de la vie et des souvenirs, au plus proche de l’intimité de personnage qui nous semble si réel…

Ma précédente chronique : La jeune fille et la nuit – Guillaume Musso

Quentin