Police de Hugo Boris

Épuisés par la routine et les violences, trois gardiens de la paix se voient attribuer une mission inhabituelle : reconduire à Orly un réfugié tadjik qui court vers une mort certaine… Un huis clos haletant dans une voiture de police.

Temps pour lire le roman : deux jours

Lieu de lecture du roman : métro, lit, canapé, bus

Nombre de pages : 176 pages

Genre : roman

Maison d’édition : Pocket

Critique

Ne me demandez plus comment je suis tombé sur ce titre. Tout ce que je me souviens, c’est qu’il y a un an, je l’ai commandé en passant par Place des Libraires à la librairie l’Usage du Monde située juste à côté de chez nous.

Avec un nombre de lectures qui n’a eu cesse de progresser pendant quelques mois, malgré un emploi du temps compliqué, je n’ai pu me plonger dans ce roman. Ce que j’ai remédié en ce début de mois de février ! Que peut donc bien donner Police, livre ayant reçu le prix Eugène-Dabit du roman populiste en 2016 ?

De ce titre aux antipodes de ce que j’ai déjà pu lire, il en ressort un texte nerveux, brut, sombre, qui nous plonge au cœur des réflexions de trois personnes différentes confinées dans une voiture de police.

Avec ce huis clos, Hugo Boris met en avant les hommes de l’ombre. On y découvre non pas des agents de la BRI, de la Crime, mais des policiers du quotidien. Qui se voient confiés une tâche pour le moins inhabituelle. Au travers de leurs réflexions, on se retrouve face à des personnages dépeints avec humanité mais surtout fragiles, obligés de remettre à plat leurs propres convictions.

Conclusion

Police de Hugo Boris est un livre bouleversant et pourtant si simple qui nous plonge au cœur de deux sujets aujourd’hui encore au cœur de l’actualité : l’accueil des réfugiés en France et surtout l’état de notre police. Un excellent texte qui nous fait nous poser plusieurs dizaines de questions…

Ma précédente chronique : L’heure des fous – Nicolas Lebel

Quentin