Oublier nos promesses de Elsa Roch

Emma Loubry est retrouvée assassinée à son domicile. Très vite, on soupçonne le petit ami de la journaliste de l’avoir tuée. Un ancien militaire revenu cassé par la guerre. Le capitaine Marssac se voit confier l’enquête. Sauf que Jérôme, le petit ami d’Emma, a fui parce que lui aussi, il est à la recherche du tueur d’Emma…

Temps pour lire le roman : quatre jours

Lieu de lecture du roman : métro, RER, bus, canapé, lit

Nombre de pages : 336 pages

Genre :  polar

Maison d’édition : Livre de Poche

Merci à Livre de Poche pour ce livre !

Critique

Elsa Roch nous plonge, dans Oublier nos promesses, en plein cœur de ce que la noirceur de Paris peut offrir au travers d’un climat sombre, dense, qui a tendance à brouiller les pistes et à nous perdre dans l’enquête. C’est également grâce à une écriture soignée, minutieusement préparée, que l’auteure arrive à sortir un livre qui nous entraine de A à Z dans son sillage.

On sent que l’auteure a aimé travailler sur ses personnages, à les parfaire, à donner le dernier coup de crayon afin d’affiner leurs caractères.

Car oui, soyons clair : ce n’est pas l’intrigue, ni l’idée en elle-même qui va marquer les esprits. On y retrouve le schéma classique du polar français, non que cela soit mal ! Juste peu innovant.

Là où Elsa Roch se démarque, c’est par le soin qu’elle donne à ses personnages, mais également à l’ambiance singulière qu’elle cherche à instaurer. Félicitons l’auteure pour la qualité du personnage de Jérôme. Un militaire tiraillé entre envie de vengeance et stress post-traumatique.

Conclusion

Oublier nos promesses de Elsa Roch est le livre qui démontre que chaque auteur s’appuie sur ce qu’il a pu vivre, ou ce qu’il fait. Ici, Elsa Roch n’ajoute à en point douter des pointes de son expérience professionnelle de psy pour parfaire la psychologie des personnages et l’ambiance du roman. Si ce dernier ne vous marquera pas pour son intrigue, les personnages continueront à vous hanter pour un petit moment…

Ma précédente chronique : Ma reine – Jean-Baptiste Andrea

Quentin