Onze jours de Lea Carpenter

Traduit de l’anglais par Anatole Pons

En mai 2011, Sara apprend que Jason, son seul et unique fils, est porté disparu en Afghanistan depuis quelques jours. Il est l’un des fils d’Amérique engagé auprès de l’armée américaine en tant que forces spéciales. Sara, habituée des hautes sphères de la politique de son pays, femme indépendante et également forte, a élevé seul son fils. Le père de Jason est décédé quand celui-ci était jeune, au cours d’un obscur voyage au Moyen-Orient. Pourchassée par les journalistes, aidées par ses voisins, elle va replonger dans les lettres envoyées par son fils pendant son entrainement et pendant ses missions. Jusqu’à ce que des nouvelles arrivent.

Temps pour lire le roman : trois jours

Lieu de lecture du roman : lit, canapé, train

Nombre de pages du roman : 260 pages

Genre du roman : littéraire étrangère

Maison d’édition : Gallmeister

Un grand merci à Gallmeister pour ce livre de la rentrée littéraire !

Review

J’ai eu du mal à plonger dans Onze jours de Lea Carpenter. Pourquoi ? Car le livre donne l’impression, sur les toutes premières pages, d’être qu’un énième témoignage d’une mère perdant son fils en Afghanistan. Non pas que cela soit mal, mais c’est déjà fait et refait.

Mais c’es tout le contraire que l’auteur nous livre à travers son récit. On y découvre le portrait d’une mère, Sara, qui sous des airs de femme frêle, est en réalité un personnage fort, prêt à tout faire pour ne pas se laisser aller et espérer pour son fils. Son fils, Jason, est quant à lui habité par le décès de son père lors de sa jeune enfance. Suite aux attentas du 11 septembre, il va décider de s’engager auprès des commandos américains.

L’histoire alterne entre les souvenirs de Sara avec son fils mais aussi avec son père, et de Jason pendant sa formation de marine mais également avec ses collègues. Une plongée dans les pensées des deux personnages, qui nous permettent au fur et à mesure de mieux les comprendre, mais également de les apprécier encore plus.

Une belle histoire qui, sur fond de tragédie, nous raconte l’amour d’un pays, le besoin de s’engager pour servir et protéger. Mais également le lien inébranlable qui peut unir deux personnes, envers et contre tout.

Conclusion :

Comment ne pas se laisser emporter par Onze jours de Lea Carpenter ? Une histoire envoutante, une écriture forte, puissante, qui nous laisse plein de tristesse mais aussi plein de respect. L’histoire d’un amour forte entre une mère et son fils, par delà tout ce qui est imaginable. L’histoire également d’un destin, d’une passion, d’un besoin.