N’éteins pas la lumière de Bernard Minier

Temps pour lire le roman : quatre jours

Lieu de lecture du roman : métro, lit, canapé

Nombre de pages du roman : 704 pages

Note : 4,5/5

Genre du roman : Thriller

Maison d’édition : Pocket

N’éteins pas la lumière de Bernard Minier est la troisième aventure du commandant Servaz. Attention, spolier des deux précédents livres. Dans celui-ci, notre policier préféré se retrouve en maison de repos de la police à la suite de l’enlèvement de Marianne par Julian Hirtmann, la bête du noir du commandant. Mais, bien qu’il soit présent tout du long, l’histoire tourne autour de Christine Steinmeyer, animatrice vedette d’une radio régionale. Le soir de Noël, elle reçoit dans sa boîte aux lettres une message d’une femme qui annonce qu’elle va se suicider. Avec son compagnon, ils vont se convaincre que le message ne lui était pas destiné. Mais le lendemain, en plein direct, un auditeur l’accuse de ne pas avoir réagi. S’en suit lettres de menaces, insultes et divers incidents… Alors qu’elle s’enfonce peu à peu dans les ténèbres, l’enquête que rouvre non-officiellement Servaz va croiser la route de la jeune femme en détresse…

Bien sûr, ce livre n’est, dans sa structure, pas bien différent des deux précédents. Mais après tout, ce n’est pas ce que l’on recherche. On retrouve avec plaisir notre cher commandant qui sort difficilement des ténèbres. Mais on suit aussi avec plaisir les aventures de Christine, qui va nous surprendre à plus d’un titre au cours de l’histoire.

Bernard Minier a le talent de retourner l’histoire, de nous faire croire quelque chose alors que cela est totalement faux, sans pour autant tomber dans la facilité de la révélation finale. Au fur et à mesure de l’enquête, on se prend au jeu de trouver qui est le véritable coupable, mais surtout : comment s’y prend-t-il ? quelles sont ses motivations ? Il m’est rarement donné de lire un livre où l’histoire policière est aussi bien travailler. Même si il n’est pas au niveau de Glacé (notamment avec l’absence de Hirtmann) ou d’Une putain d’histoire. Mais après tout, ce n’est pas bien grave.

L’autre spécificité de Minier est d’arriver à faire rentrer le lecteur dans le décor, de le laisser parcourir, imaginer ce qui n’est pas dit. Mais surtout, il installe une ambiance parfois heureuse, parfois pesante, parfois lumineuse, parfois ténébreuse. Chose que les Américains n’arrivent pas à faire, ne sachant que décrire un type d’ambiance.

Conclusion

Oui, N’éteins pas la lumière n’est pas le meilleur livre de l’auteur. Pour autant, il est certainement bien meilleur que la plus part des romans policier français que j’ai l’occasion de lire. Si vous êtes fan du froid, des montagnes, du sud de la France, mais aussi des policiers français caractériels mais compétents, jetez-vous sur ce livre. Un parfait roman pour le Cold Winter Challenge de Margaud Liseuse 😀