Pour lire notre Interview sur Glose, c’est par ici !

Ne me dis pas que tu aimes ça de Céline Tran

Temps pour lire le roman : deux jours

Lieu de lecture du roman : métro, canapé

Nombre de pages du roman : 252 pages

Note : 4/5

Genre du roman : Témoignage / biographie

Maison d’édition : Fayard

Un grand merci à Fayard pour le livre !

 

Le nom de Céline Tran ne vous dit rien ? C’est fort probable. Mais peut-être que le pseudonyme “Katsuni” ou “Katsumi” vous dit quelque chose ! En effet, pendant des années, Céline Tran fut sous les traits de Katsuni une femme dans le monde du X. Fantasme pour beaucoup, peut-on réduire sa vie à seulement cela ? Absolument pas ! Son histoire transcende cela. C’est avant tout l’histoire d’une femme qui a passé la majeur partie de sa vie à se chercher, à comprendre les autres, mais aussi à vivre sa vie en toute liberté, bien loin des contraintes sociales.

Je suis agréablement surpris après ma lecture de Ne dis pas que tu aimes cela. Dans son livre, Céline Tran revient avec beaucoup d’humour et sans aucun tabou sur ses années passées dans le X. Mais surtout, on apprend beaucoup sur elle. Qui savait qu’elle avait été accepté dans une des IEP de provinces ? Qui sait qu’elle fut toujours permis les premières de sa classe ? Qu’elle lit beaucoup ?

Mais plus que son parcours personnel, elle explique comment, à sa façon, elle a réussi à utiliser le monde du X pour en faire un moyen d’émancipation. Sans le nier (bien sûr qu’il existe des manières peu commode dans cette industrie), elle explique qu’elle aimait son travail, ce qu’elle faisait. Qu’elle y prenait du plaisir. Car oui, c’est possible bien que cela soit possible à imaginer pour certains. Le désir en France fait aujourd’hui peur, on a encore du mal à mettre des mots dessus.

Conclusion :

Pour moi, le livre de Céline Tran, Ne dis pas que tu aimes ça, doit être élu. Car bien loin d’être une éloge au porno, au X (et dans les tous les cas, qu’est ce que cela peut bien faire), il permet surtout de remettre en question la vision que l’on peut avoir des actrices et des acteurs pornos. Elle permet aussi d’en apprendre plus sur elle, sur cette personne que l’on réduit bien trop souvent à son métier sans arriver à voir ce qu’il y a derrière : une femme cultivée, qui fut pendant des années épanouies dans son travail.