Mon Père de Grégoire Delacourt

Comment réagiriez-vous en apprenant qu’on a fait du mal à votre enfant ? Que vous étiez là, tout le temps, sans savoir, sans percevoir le mal qui s’immisçait pour peu à peu détruire votre enfant…

Temps pour lire le roman : deux jours

Lieu de lecture du roman : canapé, métro

Nombre de pages : 220 pages

Genre : Contemporain

Maison d’édition : JC Lattès

Merci aux éditions JC Lattès pour l’envoi de ce roman.

Critique

Comme d’habitude vous le savez, je n’avais pas lu la quatrième de couverture et celle-ci ne m’en aurait pas plus appris sur ce qui allait se passer dans cette histoire. On rejoint les problématiques trop actuelles et présentes dans notre actualité et quotidien, de la pédophilie envers les jeunes enfants notamment garçons au sein de l’Eglise catholique. Ce roman est raconté du point de vue d’un papa, qui a appris que son fils avait subi des violences et des attouchements d’un prêtre pendant des camps et des après-midis de catéchisme.

L’auteur fait de ce roman immersif un véritable coup de poing pour le lecteur. Nous allons alors suffoquer avec le père de Benjamin en apprenant ce qui est arrivé au petit garçon. Comme le narrateur, on passe par divers sentiments de colère, d’angoisse, de répulsion et de désespoir. Pourquoi lui ? Pourquoi nous ? Pourquoi… ?

Sans trop vous en dévoiler, je vous révèle simplement que le père de Benjamin cherche réparation auprès de son fils en décidant de s’attaquer à la paroisse. Entre violence et pardon, dégoût et pitié…

Conclusion

J’étais très heureuse de retrouver l’écriture fine et ciselée dans Mon Père de Grégoire Delacourt. Avec des chapitres courts et des phrases percutantes, il nous offre une lecture en apnée. On a du mal à lâcher le livre tout en ayant envie de l’abandonner tant le sujet est difficile. Un coup de génie avec de nombreuses chutes ou petits détails qui font basculer la lecture et nos sentiments envers les personnages du tout au tout…

Je vous recommande fortement cette lecture ainsi que tous les romans de Grégoire Delacourt

Retrouvez ma chronique de son précédent roman : La femme qui ne vieillissait pas qui avait aussi était un coup de cœur.

Camille