L’opossum Rose de Federicot Axat

Temps pour lire le roman : une semaine

Lieu de lecture du roman : dans mon lit, dans le métro, au boulot pendant les pauses

Nombre de pages du roman : 506 pages

Note : 4,5/5

Genre du roman : Thriller

Maison d’édition : Le Livre de Poche

Un grand merci à Le Livre de Poche pour nous avoir envoyé ce livre !

Alors que Ted McKay est sur le point de se suicider dans son bureau, on toque à la porte. Alors qu’il hésite à se lever pour ouvrir, Ted voit un message sur son bureau écrit de sa propre main : “Ouvre la porte. C’est ta dernière chance”. Problème : il ne se souvient pas avoir écrit ces mots. Derrière la porte, Justin Lynch qui va lui proposer un marché : maquiller son suicide en meurtre. Mais pour cela, il y’a certaines conditions. Lesquels ? Et qui est Lynch ? Pourquoi certaines choses lui échappent ?

Autant vous le dire : à la lecture de ce résumé, rien ne vous laisse présager la suite du roman. Quand je dis rien : c’est rien. On pourrait un temps penser qu’il y’a une part de “fantastique” (retour dans le temps, revivre la même journée)… Mais ce n’est absolument pas le cas.

Soyons honnête : les 100 premières pages sont… boring, pour reprendre le terme de nos amis anglo-saxon. Redondante, on est lâché dans un univers entre réalité et fiction, on a du mal à se repérer. Bref, on a qu’une envie : lâcher le livre. Et pourtant… Ce serait certainement l’une des plus graves erreurs à commettre !

Car oui, ce roman est peut-être au début ennuyeux. Mais après… Il est tout simplement excellent ! La couverture place l’auteur au côté de John Irving et Stephen King : une place totalement justifiée. Rarement un livre m’a autant malmené, trainé dans n’importe quel sens, sans jamais me montrer la vérité. Jusque dans les dernières pages nous sommes perdus, nous errons entre les mensonges, l’oubli, et la vérité qui apparaît au loin.

Il m’a rarement été donné l’opportunité de lire un personnage aussi intéressant que Ted McKay. Comment vous en parler sans vous en dire trop ? Disons que son passage entre délire, oubli, vérité, moment de lucidité, est très bien mené. On apprécie en apprendre à chaque fois plus sur lui, là où la plus part des thrillers nous donne tout dès le début.

 

Conclusion :

D’une main de maître, Federico Axat nous livre une mise en abyme impressionnante qui va nous tenir tout du long. Véritable thriller psychologique, on y découvre jusqu’où l’esprit humain peut se cacher, peut se retrancher pour occulter la réalité, pour pouvoir supporter le poids de ce qu’il sait. Un livre que, après les 100 premières pages, j’ai eu du mal à lâcher. Et que dont je ne peux que recommander !