Ayant adoré La Tresse de la même auteure, je me devais de découvrir son deuxième roman et je n’ai vraiment pas été déçue par Les Victorieuses !

Un burn-out qui bouscule une vie

Solène est une avocate brillante. Elle a très bien réussi dans sa vie professionnelle, occupant un poste important, faisant des horaires interminables et gagnant beaucoup d’argent. Elle possède un bel appartement à Paris et sa vie semble en tout point parfaite. Indépendante et célibataire, elle mène sa barque dans la jungle des affaires judiciaires.

Cependant un évènement fait tout basculer. Un de ses clients se suicide et Solène entre dans un burn-out total. Elle n’a plus foi en son métier ni même la motivation de se lever. Elle rencontre batterie de médecins, psys et prend des médicaments pour tenter de reprendre pied. Finalement, on lui conseille d’essayer autre chose comme du bénévolat.

Solène s’engage donc dans une mission bénévole d’écrivain public. Elle se rend au Palais de la Femme à Paris, un foyer pour femmes en difficulté (immigrées, battues, sdf) afin de rédiger des lettres. Intimidée par cet espace immense où de multiples codes implicites se superposent, Solène doit tout réapprendre pour s’intégrer.

Entre l’histoire contemporaine de Solène, on découvre celle de Blanche Peyron, une cheffe de l’Armée du Salut qui est en grande partie responsable du développement de l’Armée du Salut en France et notamment du Palais de la Femme.

Se battre encore et encore pour survivre

L’auteure nous propose de découvrir tour à tour des histoires de femmes, des femmes qui se battent et qui se sont battues pour survivre. Solène rencontre des femmes immigrées qui ont parfois tout quitter, même leurs enfants, pour trouver une vie meilleure en France sans violence ni guerre. Elle rencontre également des femmes qui ont tout perdu suite à un mari violent, suite à une dépression, une maladie… Mais dans toutes ces histoires difficiles et parfois à peine dicibles, s’élève l’espoir mais aussi la fraternité.

J’ai adoré Les victorieuses qui m’a fait passer par des émotions fortes. J’ai versé des larmes à l’évocation de certains chemins de vie qui m’ont particulièrement touché. Et j’ai refermé ce livre avec la gorge serrée.

Vous pouvez acheter Les victorieuses en cliquant ici. Je vous conseille également, si cela n’est pas déjà fait, de lire ma chronique sur La tresse, le précédent livre de Laëtitia Colombani.

Camille