Les Loyautés de Delphine de Vigan

Temps pour lire le roman : Un peu plus de deux heures

Lieu de lecture du roman : Canapé

Nombre de pages du roman : 206 pages

Note : 5/5, coup de coeur !

Genre du roman : Littérature française

Maison d’édition : JC Lattès

Un grand merci aux éditions JC Latttès pour ce livre !

Les Loyautés est le huitième roman de Delphine de Vigan qui paraîtra le 3 janvier 2018 (soit le lendemain de la publication de cette chronique). Ici, contrairement à Rien ne s’oppose à la nuit ainsi qu’à son avant-dernier roman D’après une histoire vraie, l’auteure retourne à ses premiers amours à savoir la fiction… tout en disséminant au fil des pages des éléments autobiographiques.

N’hésitez pas également à lire, après cette lecture, notre article sur pourquoi il faut lire du Delphine de Vigan ?

Dans ce roman, nous allons suivre tour à tour Théo, enfant de parents divorcés qui essaye tant bien que mal de ne pas couler, Mathis, qui malgré une mère omniprésente se laisse emmener par Théo sur des terrains dangereux, Hélène, ancienne jeune fille violentée par son père devenue aujourd’hui professeur de collège, et Cécile, la mère de Mathis qui voit petit à petit son univers familial se désagréger.

Critique

Comme Jours sans faim ou Les heures souterraines, le livre est relativement court (206 pages) et se lit donc très rapidement. D’autant plus qu’il est difficile de décrocher. La “petitesse” du roman n’est en aucun cas un défaut car cela permet de ne pas s’arrête sur des détails inintéressants et de se concentrer au maximum sur la psychologie et l’histoire des quatre protagonistes.

L’auteure, comme j’ai pu l’évoquer précédemment, renoue entièrement avec le style qui avait fait le succès de Les heures souterraines à savoir qu’elle ne porte aucune jugement sur les personnages, qu’il n’y a pas de tentative d’explication par on ne sait quel procédé psychologique. Seule importe l’exploration de l’enfance de chaque personnage et de l’impact que celle-ci peut avoir sur l’adulte qu’il sera par la suite.

Mais c’est aussi une manière pour elle de s’échapper de son passé, de continuer comme elle a pu le faire avant à disséminer des éléments de son passé dans le livre afin d’y échapper. On sent que, depuis le premier roman, elle a fait du chemin, qu’elle revient de loin. Même si ce dernier n’est pas encore terminé.

Conclusion :

Les Loyautés est pour moi le roman le plus dérangeant, le plus “violent” que Delphine de Vigan est écrit avec Les heures souterraines. Il s’agit aussi de son roman le plus actuel, tant il touche tour à tour à des sujets de société : le divorce, l’alcool, les nouvelles technologies, les problèmes scolaires, la maltraitance des enfants. Pour moi, Les Loyautés est, à coup sûr, LE roman de la rentrée d’hiver 2018 et l’un de mes gros coup de coeur de l’année. A lire sans attendre !

Découvrez un autre de nos chroniques sur un livre de Delphine de Vigan : D’après une histoire vraie.

N’hésitez pas également à lire, après cette lecture, notre article sur pourquoi il faut lire du Delphine de Vigan ?

Quentin