Les idéaux de Aurélie Filippetti

Alors que tout les oppose, leurs idées, leurs milieux, leurs conceptions de la politique, ils sont unis par leur conception de la démocratie. Les idéaux, c’est avant tout l’histoire d’un homme et d’une femme, d’une histoire d’amour et d’engagement républicain.

Temps pour lire le roman : trois jours

Lieu de lecture du roman : canapé, métro, bus, RER, lit

Nombre de pages : 448 pages

Genre : littérature

Maison d’édition : Fayard

Merci aux éditions Fayard pour l’envoi de ce roman !

Critique

Aurélie Filippetti, ancienne Ministre de la Culture de François Hollande, nous livre ici son roman auto fiction : Les Idéaux. Que donne ce livre ?

Malgré un sujet qui, lors de la soirée de présentation de la rentrée littéraire de Fayard, m’avait attiré, je me suis ennuyé du début du roman à la fin. Pourquoi me direz-vous ? Tout d’abord, il faut louer le travail d’écriture de l’auteure, sa plume étant magnifique et son français impeccable.

Le problème réside dans le fait que son roman n’est, de mon avis, ni plus ni moins que l’exemple type du devoir scolaire bien rédigé et bien fait. Ce qu’il manque à l’auteure, malgré une belle plume, est la capacité à réveiller le lecteur, à trouver un rythme, à captiver le lecteur sur plus de 5 pages. Le style est bien trop monotone pour que l’on ne plonge pas dans l’ennui.

Cela est bien dommage, car le sujet pouvait être intéressant : les jeux de la politique, de l’amour, de la République… Mais l’idée d’une narratrice, totalement omnisciente, comme déconnecté de sa propre histoire, n’a jamais su m’emporter réellement.

Conclusion

Les idéaux d’Aurélie Filippetti n’est pas mauvais, et pourra d’ailleurs plaire à ceux qui aiment les lectures ressemblant à une dissertation scolaire. Pour que je puisse l’apprécier, il aurait fallu de l’énergie, du mordant, un brin de folie. De pouvoir nous captiver, à la manière de la série Le Baron Noir, dans les arcanes de la politique. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Quel dommage !

Ma précédente chronique : Sótt – Ragnar Jónasson

Quentin