Le Silence et la Fureur de Nicolas d’Estienne d’Orves et Natalie Carter

Temps pour lire le roman : deux jours

Lieu de lecture du roman : canapé, lit

Nombre de pages du roman : 368 pages

Note : 4,5/5

Genre du roman : Thriller

Maison d’édition : XO Editions

Un grand merci à XO Editions pour ce livre !

Au milieu d’un lac perdu situé dans l’Ontario se trouve une île escarpée. C’est là que vie reclus Max King, pianiste adulé partout dans le monde, désormais prisonnier d’horribles angoisses. D’où est-ce qu’elles viennent ? D’un drame survenu il y a dix ans qui le condamne désormais à ne plus jouer ni entendre de la musique. Alors quand sa gouvernante, seule personne à le côtoyer chaque jour, décide de faire revenir son fils Luke, que tout le monde considérait comme un futur pianiste de génie il y a dix ans, cela risque de créer une cataclysmes. Et du silence jaillira bientôt la fureur.

Si il y a bien une chose qui caractérise ce livre, il s’agit je pense de l’ambiance oppressante, glaçante, noir qui y règne. On se sent à chaque instant, dans cette immense maison au milieu d’une île perdue, comme épié, surveillé. Si le début du roman (les 50 premières pages), on pu me laisser dubitatif, on assiste à une réelle monté en puissance de la tension au point que cela en vient insoutenable, que l’on a envie de savoir.

Il faut dire que tout est fait pour entretenir le mystère : il est toujours question “du drame”, de “La Promesse”, ou encore de “il y a 10 ans…”. Mais jamais, jamais avant la fin nous ne savons de quoi il en retourne ! Seulement que quelque chose d’horrible a frappé l’île. Tout ce mystère fait que l’on ne peut lâcher ce livre, que l’on a envie de parcourir les pages pour Savoir !

J’ai eu l’occasion de lire le précédent roman de Nicolas d’Estienne d’Orves, La gloire des maudits. Et s’il y a bien quelque chose qui ne me déçoit pas dans ce livre c’est la qualité et la complexité des différents personnages. Entre la gouvernante qui oscille entre adoration et détachement pour Max King, le grand pianiste lui même qui est pas loin de devenir fou, et son fils qui ressemble, au vu de son caractère, à un psychopathe digne de Stephen King, nous sommes servis ! N’oublions pas aussi cette ambiance très française je trouve du village où tout le monde sait tout l’un sur l’autre, où les secrets sont enfouis le plus possible… Et cela donne l’ambiance de Le Silence et la Fureur !

Mais Natalie Carter, qui co-écrit ce livre, n’est pas en reste ! Car si j’ai retrouvé l’écriture de Nicolas, celle de sa mère est digne de la scénariste qu’elle est ! En effet, on sent la maîtrise du suspense, de l’angoisse. Une seule chose à dire : je veux voir ce livre en film ! Avis aux producteurs donc 😀

 

Conclusion :

Il n’est pas rare que je sois déçu par les livres écrits “à quatre mains”. Et bien là non. Car à aucun instant on ne ressent une transition mal faite, une partie moins bonne que l’autre. Un thriller psychologique qui vous emmènera dans la partie sombre de chaque individu, dans un drame que chacun préférerait oublier. Un très bon roman que je ne peux que vous inviter à lire.