Le magasin jaune de Marc Trévidic

Temps pour lire le roman : un jour

Lieu de lecture du roman : TGV, chambre d’hôtel

Nombre de pages du roman : 324

Note : 5/5, coup de coeur

Genre du roman : roman historique / fiction

Maison d’édition : JC Lattès

Merci beaucoup à JC Lattès pour ce livre !

1929. Gustave et Valentine trouvent le bonheur en rachetant un magasin de jouet qui vient de faire faillite à côté de Pigalle. Leur idée : rendre le sourire aux enfants grâce aux jouets. Ils vont alors repeindre la boutique au couleur du mimosa : ainsi naît le Magasin jaune. Les enfants s’arrêtent devant, les parents retombent en enfance, la vitrine reprend vite, la rue s’égaille.

Mais si le magasin jaune redonne de la joie, le monde change à tout à l’allure. Alors que cela ne fait que quelques années que Hitler est arrivé au pouvoir en Allemagne, la guerre est déclaré. Très vite, les Allemands occupent Paris. Valentine n’a alors qu’une envie : s’échapper pour continuer à vivre son bonheur. Mais Gustave, qui détestent les allemands, va se renfermer sur lui-même. Quand aux enfants, avec en tête la magnifique Princesse du magasin jaune, ils vont bien vite être rattrapé par la réalité du monde extérieur.

Critique

Comme Ahlam, bien que totalement différent par son histoire, ce nouveau livre de Marc Trévidic, Le magasin jaune est une claque tant la lecture est fluide. Mais surtout, l’histoire est simple, prenante, les personnages sont plus qu’attachants, elle oscille entre la retombée dans l’enfance et l’affrontement dans le monde adulte devenu  de plus en plus dur en l’espace de quelques années. Ce livre est avant tout de la nostalgie mêlée à des souvenirs que l’on pourrait entendre de la bouche de nos arrières grands-parents. D’une époque dont l’innocence, la joie, fut brisée par le retour de la guerre.

On se laisse emporter par l’écriture de Marc Trévidic, par la justesse de ses mots, mais aussi et surtout par le caractère des personnages. Tout d’abord Gustave, qui après avoir affronté de dures épreuves dans sa jeunesse, essaye de donner le bonheur aux autres sans arriver lui-même à le trouver. Valentine qui, si elle aime profondément son mari, déteste le voir enfermer sur lui même. Elle qui rêve d’un bonheur simple, paisible. Elle qui veut protéger sa famille, quitte à oublier les autres. Et enfin “Quinze”, la Princesse du magasin jaune, qui est une fille extrêmement intelligente et vive pour son âge. Elle qui cherche sa place dans ce monde. Elle qui veut vivre sans avoir se cacher, qui ne veut rien regretter.

Conclusion :

Comment exprimer ce que l’on ressent après la lecture du Magasin jaune de Marc Trévidic ? Il m’est impossible de répondre à cette question. Suis-je d’ailleurs objectif ? Sans doute pas. Ce livre est un immense coup de coeur, une lecture qui vous fait chavirer, qui vous emporte, qui vous brise le coeur avant de tenter de vous recoller les morceaux. Ce livre est une claque. Il mérite sa place parmi les meilleurs romans de ma bibliothèque. Sans aucun doute.

Ma précédente chronique : Pour que je sois la dernière –  Nadia Murad

Quentin