Le dernier été de Benedict Wells

Traduit de l’allemand par Dominique Autrand

Quelques personnages qui ne sont nulle part dans leur vie et qui ensemble ne trouvent pad non plus de buts ou d’avenir. Pourtant, c’est là tout le principe de se créer des souvenirs et de se rassembler…

Temps pour lire le roman : une semaine

Lieu de lecture du roman : canapé, TGV

Nombre de pages : 400 pages

Genre : Contemporain

Maison d’édition : Slatkine

Merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce roman !

Critique

Après vous avoir fait gagner sur Instagram un lot comprenant ce livre, je me devais de le découvrir. J’étais impatiente de renouer avec l’auteur allemand et je n’ai pas été déçue du tout au contraire.

On découvre Beck, un professeur d’allemand et de musique qui fait du surplace tant dans sa vie personnelle, romantique, sexuelle que professionnelle. Cependant, un jeune prodige de la musique lituanien se met sur sa route et Beck entreprend d’en faire une star montante du rock. Cependant, Beck doit aussi gérer ses propres tracas notamment son attachement à une fille Lara, qui est sans attache ainsi que s’occuper de son meilleur ami Charlie hypocondriaque et à moitié fou.

Ce mélange détonant sur un fond de musique rock vous embarque vraiment autant à Munich qu’à Istanbul en passant par l’Italie. Il n’y a pas beaucoup d’actions mais chaque mot, chaque phrase, chaque souvenir des personnages résonne en nous avec force. Un joli Sur la Route de Jack Kerouac mais en mieux et plus actuel, réaliste.

Conclusion

J’avais déjà adoré La fin de la solitude, paru au livre de poche en 2018 et encore une fois j’ai été entièrement séduite et happée par l’écriture de Le dernier été de Benedict Wells, la traduction est excellente et laisse apercevoir tout le génie de l’auteur. Un vrai coup de cœur pour certains passages qui sont brillants et m’ont particulièrement interpellés.

Fan de trépignements et d’aventures, de vacuité et de remplissage, de Kerouac et de Woolf, cet auteur doit être découvert !

Ma précédente chronique : Les cœurs aimants – Anne Plichota et Cendrine Wolf