L’appel du coucou de Robert Galbraith

Drame : la célèbre mannequin Lula Landry, traquée par les paparazzis, est trouvée morte, après une chute de plusieurs mètres depuis son balcon dans un quartier chic et tranquille de Londres. La police, après une rapide enquête, classe cette affaire en tant que suicide. Sauf que ce n’est pas acceptable pour son frère John Bristow, le frère de la victime. Il va alors aller voir Cormoran Strike, détective privé, ancien lieutenant de la police militaire ayant perdu une jambe en Afghanistan. Sauf que ce qu’il ne sait pas, c’est que Cormoran est au bout du rouleau, et que son affaire ne marque pas si bien que cela. Il va alors être aidé par une talentueuse intérimaire pour boucler cette enquête. De l’ombre à la lumière, on se rend très vite compte que le deuxième n’est pas si attrayant que cela.

Temps pour lire le roman : trois jours

Lieu de lecture du roman : boulot, transat

Nombre de pages : 696 pages

Genre : Thriller

Maison d’édition : Livre de Poche

Merci à Livre de Poche pour ce livre !

Critique

Comment vous dire que, sur le moment, cette trilogie de Cormoran Strike ne m’a pas sauté aux yeux, malgré un résumé intéressant. La raison ? Je dirais la multitude de sortie, mes études, mon travail. Mais lorsque j’ai vu dans le mail de Livre de Poche que Robert Galbraith était en faite le pseudonyme de J.K. Rowling, comment ne pas résister ?

C’est alors que, après réception des trois tomes, je me suis lancé la boule au ventre dans ce premier livre : L’appel du coucou. Pourquoi ? Car Mme Rowling est une femme que je respecte, tant pour avoir su donner envie de lire à des milliers de jeunes, dont moi, mais aussi pour ses prises de positions politiques et son aide aux associations. Il va s’en dire donc que j’ai mis la barre haute pour cette auteure d’exception.

Un seul mot : bluffant. Un livre qui se lit rapidement, dans lequel on rentre directement, tant les personnages sont touchants et réels (un mélange de vie réel et de passé déchiré qui donne ce sentiment d’être proche d’eux). Strike et Robin forment un duo étonnant qui pourtant se mélange à merveille, et dont on a hâte de lire la suite des histoires.

Quant à l’intrigue, l’auteure nous trimbale d’un bout à l’autre, nos suspicions allant de la copine droguée, au petit copain absent, en passant par l’oncle radin. A aucun moment l’on s’ennuie, tout s’enchaine avec une impressionnante facilité. Bref, respect pour un premier thriller.

Rowling questionne aussi, à travers la relation amoureuse du détective, la difficile prise de conscience d’une relation destructrice vouée à l’échec, même alors que celle-ci ne nous fait que du mal. Elle aborde également la lente descente aux enfers, le besoin de reconnaissance de la part des parents, mais également cette jalousie que beaucoup ont envers une personne riche, qui elle inspire pourtant au plus simple anonymat parfois.

Conclusion

Je ne ferais pas honte à J.K. Rowling en parlant plus amplement que cela de Harry Potter, car là n’est pas le sujet. Cependant, avec L’appel du coucou, elle démontre qu’elle est capable d’écrire autre chose, de nous emmener dans un univers totalement différent, avec un talent incroyable et un sens inné de l’écriture. Chapeau bas.