L’Amérique défaite de George Packer

Temps pour lire le roman : Une semaine

Lieu de lecture du roman : canapé, lit, métro, train

Nombre de pages du roman : 244 pages

Genre du roman : Documents

Maison d’édition : Points

Merci aux Editions Points pour ce livre !

Dans L’Amérique défaite, George Packer nous délivre une enquête qui se mêle parfois aux romans voir à la fiction. On y découvre une Amérique en pleine décadence, au bord de la chute, qui laisse à l’abandon des milliers de personnes. Ce livre est avant tout un moyen de remettre sur le devant du paysage les personnes anonymes, nommés en Amérique Les Losers, les laissés-pour-compte du début de reprise économique qu’a pu connaître les Etats-Unis. On y découvre une Amérique bien loin de l’American Dream pour tous que nous vantent films et livres.

Ce livre peut d’ailleurs faire échos, à bien des égards, à ce que certains vivent en Europe et en France. Une partie de ce qui explique la montée de l’extrémisme, des opinions identitaires et du replis sur soi que nous avons connu lors de la précédente élection présidentielle. Ils sont parfois vos amis, vos voisins, vos collègues. Ils se sentent délaissés, abandonnés par un système qui n’a eu cesse de les mettre de côté.

Grâce à ce livre, George Packer a d’ailleurs remporté l’un des plus prestigieux prix des Etats-Unis : le National Book Award.

Conclusion :

 

L’écriture, dans L’Amérique défaite est rerchée, parfois presque trop lyrique à mon goût par rapport aux thèmes. Et c’est peut-être cela qui, en même temps, fait la force de ce reportage / roman / essai. A travers ce livre, George Packer cherche avant tout à nous livre une vérité, celle qu’il a pu découvrir en parcourant, en discutant, en écoutant bon nombre d’Américain. Un livre qui nous livre des portraits plus qu’intéressants de personnes qui façonnent chaque pays.

En parallèle de cette chronique, je vous invite à lire mon avis sur :

Le Pouvoir de l’espoir : discours de fin de mandat de Michelle et Barack Obama