L’aile des vierges de Laurence Peyrin

Après la seconde guerre mondiale, tout le monde doit se reconstruire. Certains gagnent du prestige, montent de rang sociaux, d’autres au contraire restent dans leurs positions bien ancrées ou dégringolent de l’échelle sociale. C’est le cas de Maggie Fuller, petite-fille de suffragette et fille de femme médecin qui se voit déléguer au service d’une grande maison de lords conservateurs. Comment la jeune femme va alors se démarquer pour garder ses idéaux tout en assurant son travail ?

Temps pour lire le roman : une semaine

Lieu de lecture du roman : canapé, lit, terrasse, train …

Nombre de pages : 468 pages

Genre : Roman

Maison d’édition : Calmann Levy

Un grand merci à Calmann Levy pour ce livre !

Critique

Maggie Fuller est la jeune héroïne de cette longue histoire. Après un premier mariage difficile avec son lot de souffrances et de peines, elle décide de changer de vie et de métier en entrant au service de la famille Lyon-Thorpe, des grands lords anglais. Z Shepherd House, tout est encore comme au XIXème siècle, les domestiques sont au sous-sol ou au grenier, restent entre eux avec leurs petites histoires, amitiés et rumeurs, tandis que dans les étages tout n’est que vaste et volupté à travers les différentes réceptions que donne la maîtresse de maison. Maggie qui a reçu une éducation féministe à l’aube du XXème siècle a donc bien du mal à trouver sa place dans ce régime très conservateur.

Heureusement la jeune femme chasse les démons du passé en trouvant de nouveaux petits bonheurs dans sa vie quotidienne, notamment un vieux monsieur, un chaton ou bien un bel amoureux. Cependant, la situation dégénère rapidement pour elle et Maggie va devoir de nouveau reconstruire sa vie dans un tout autre endroit en tentant de garder les valeurs que lui ont enseignées ses ancêtres tout en se faisant une place dans le monde contemporain.

Conclusion

Laurence Peyrin nous offre donc le portrait d’une femme du XXème siècle qui rencontre des joies et des peines, qui traverse de moments très difficiles pour seulement quelques délivrances. Même si j’ai eu du mal dans la première partie du roman, la deuxième partie a rattrapé le coup. Ce livre est une bonne lecture sans être un coup de coeur car j’ai trouvé la fin un peu trop cliché et prévisible ! Un peu dommage car tous les éléments étaient présents pour réaliser un récit novateur sur les femmes fortes et discrètes de cette époque…

 

 

« On ne peut affronter un problème que lorsqu’on en a reconnu la réalité. »