La vie sauvage des femmes de Bénédicte Brézillon

‘’Mercredi ou la hantise de la femme active qui s’offre une punition en milieu de semaine pour que son enfant s’épanouisse harmonieusement. Je n’échappe pas à la règle. Le mercredi, c’est la journée en apnée qui finit en noyade’’

Temps pour lire le roman : trois jours

Lieu de lecture du roman : TGV, lit, transat

Nombre de pages : 284 pages

Maison d’édition : JC Lattès

Genre : roman

Merci à JC Lattès pour ce livre !

Critique :

L’auteure nous plonge dans le quotidien d’Agathe qui tente de gérer sa vie de couple, de famille, sa vie professionnelle, ses amis et tous les tracas de la vie. Elle essaie tant bien que mal de garder l’équilibre sur ce fil fragile à grand coups de coupes de champagnes et de demi comprimés de Xanax mais son âge et le manque d’excitation dans son couple lui offrent une nouvelle clairvoyance. Un jour, elle rencontre un certain JM, un homme bien comme il faut mais en même temps terriblement envoûtant qu’il la force à revoir tout ce qu’elle a construit…

Avec La vie des femmes, on suit donc la descente aux enfers d’Agathe qui balaie l’image de femme/épouse/mère parfaite qui sombre dans ses travers et une fois que le mal est fait, c’est trop tard, elle est beaucoup trop enfoncée dans ces nouvelles perspectives que prend sa vie.

Bénédicte Brézillon, l’auteure, nous livre ce récit à force de beaux phrasés, de références musicales et d’un vocabulaire d’une grande maîtrise. Certaines phrases sont vraiment très travaillées.

Conclusion :

Finalement, j’ai été beaucoup plus séduite par la forme que par le fond. Dans La vie sauvage des femmes de Bénédicte Brézillon, l’écriture est vraiment délicate, intellectuelle, parfois pernicieuse, mais toujours criante de vérité. Cependant, l’histoire ne m’a vraiment pas conquise surtout la fin que j’ai trouvé exagérée et peu réaliste contrairement au reste du roman. Ce qui m’ déçue c’est que l’héroïne ne se délivre pas des maillons de sa condition, elle entrevoie des solutions mais reste dans ce qu’elle connait, futilité, cuisine et apnée médicamenteuse pour soutenir tout ça… Un peu dommage d’avoir fait tout ce roman pour terminer en donnant cette idée générale sur la femme…

Une auteure prometteuse, à découvrir peut-être avec un autre roman mais dont la plume est unique !