La prisonnière de la mer de Elisa Sebbel

Pendant les guerres napoléoniennes, l’armée espagnole fait beaucoup de prisonniers notamment des soldats français qui sont envoyés sur une île aride et désolée où vivre se résume à survivre.

Temps pour lire le roman : quatre jours

Lieu de lecture du roman : canapé, métro

Nombre de pages : environ 280 pages

Genre : fiction historique/roman d’amour

Maison d’édition : Mazarine

Un grand merci aux éditions Mazarine pour ce livre !

Critique

Elisa Sebbel s’est beaucoup renseignée sur la période avant d’y faire évoluer ses personnages et son intrigue. En effet, pendant les premiers chapitres ainsi qu’à la fin du livre, elle nous apprend la condition de ces hommes et de ces quelques femmes déportées sur une île et presque abandonnés à leur sort pendant que la guerre faisait rage sur le territoire continental.

L’héroïne Héloïse est une toute jeune femme devenue vivandière. Elle a suivi son mari soldat à travers les différentes étapes de l’avancée des troupes de Napoléon jusqu’aux frontières espagnoles. Cependant son groupe a été fait prisonnier. Elle se retrouve forcée d’être astreinte sur une île déserte alors que son mari est décédé pendant la longue et difficile traversée en mer.

Héloïse est donc très vulnérable sur cette île peu accueillante où la nourriture et l’eau potable manquent cruellement. Les conditions climatiques et le peu d’infrastructure l’obligent à rapidement mettre en place des stratégies pour survivre dans ce monde inhumain. Même s’il lui arrive des drames, Héloïse garde sa force et sa témérité. Elle garde espoir de revenir un jour en France. Et ainsi de quitter cette île de malheur où sa sécurité est sans cesse compromise.

Conclusion

La prisonnière de la mer est un roman difficile à certains moments. Mais il est également plein d’émotions et de force qui nous fait adorer l’héroïne et qui nous pousse à avancer toujours plus pour savoir ce qui va arriver. L’auteure met vraiment en scène les hommes qui reviennent à l’état sauvage, dès lors que les vivres manquent où qu’il y a des femmes seules sur l’île… L’histoire est savamment répartie entre faits historiques, histoire d’amour ainsi qu’en réflexion et maturation de l’héroïne donnant un excellent mélange.

Je vous recommande ce superbe roman qui m’a vraiment conquise.

Ma précédente chronique : L’envol – Alia Cardyn

Camille