La mort d’Hitler, dans les dossiers secrets du KGB vie de Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina

Temps pour lire le roman : quatre jours

Lieu de lecture du roman : canapé, métro, lit

Nombre de pages du roman : 372 pages

Genre du roman : Enquête, Histoire

Maison d’édition : Fayard

Un grand merci aux Editions Fayard pour ce livre !

Critique

8 mai 1945 : les nazis capitulent face à l’armée des Alliés et des Soviétiques. Ils peuvent enfin fêter la victoire. Une semaine plus tôt, le dictateur de l’Allemagne s’est suicidé au sein de son bunker Berlinois. Voilà ce que l’on sait. Mais en réalité, dans l’ombre, sept jours avant, Staline, alors dirigeant de l’URSS, ordonne à ses hommes d’enquêter sur le mystérieux suicide du Führer. La mission ? Récupérer son corps. Chercher le plus de pièce à conviction.

Voici pour le début du livre La mort d’Hitler. Mais comme la suite de son titre l’indique, les deux enquêteurs, Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina, ont eu l’immense honneur (surtout chance) d’avoir accès aux archives confidentiels sur la traque et l’enquête concernant les derniers jours du Führer. Ils vont aussi avoir le droit de voir et d’examiner les restes du dictateur. Du moins, c’est ce que dit le Kremlin.

Car oui, la réside toute l’enquête des deux journalistes : le Kremlin a-t-il réellement une preuve de la mort d’Hitler ? Possède-t-il des restes humains ? Car si dans la foulée de la chute du régime Nazi, Staline n’a eu cesse d’exposer les restes de Goebbels (Ministre de la propagande), rien sur Hitler. Ainsi, le mystère plane toujours depuis plusieurs décennies, les preuves étant jugées par certains incomplètes.

Pendant les trois cents pages du livre, Brisard et Parshina vont ainsi lutter contre une administration russe réticente, austère, pour avoir accès aux archives. Dans un contexte ou les relations sont plus que tendus et où les blocs est/ouest ont tendance à ressurgir. Ils vont ainsi pouvoir examiner les pièces à conviction, mais surtout avoir accès à des éléments très précieux concernant les derniers jours d’Hitler, la capture par la suite des officiers nazis, mais aussi pour en apprendre plus sur les derniers instants du régime.

Car c’est là que réside la force de l’enquête. Car si (SPOILLLLLEEEERRRRR !!!!!!), malgré les analyses des restes d’Hitler (dents, crânes, … Rappelons que le scientifique français n’a pas pu les toucher, seulement observer) montrent qu’il s’agit très probablement de Hitler…. et bien cela n’est que probable ! Cette enquête n’apporte ainsi aucune preuve définitive sur si oui ou non Hitler est bien réellement mort en 1945.

On peut ainsi s’en faire une idée sur les archives que les journalistes ont pu consulter. On en vient à douter parfois de la véracité des papiers russes, on suit avec tension les journalistes qui parfois se font refouler des institutions, on espère avoir accès avec eux aux documents…. Bref, une enquête digne d’un polar et qui en apprend énormément sur les ce que fut la fin du Reich.

Cette enquête fascinante, digne d’un roman d’espionnage, met un point final aux ultimes questionnements sur la mort d’Hitler.

 

Conclusion 

Au final, le livre porte bien son nom ! La mort d’Hitler, dans les dossiers secrets du KGB est bien plus une plongée dans les archives soviétiques qu’une résolution totale du mystère Hitler. A chacun de se faire son avis avec les documents qu’ont récolté les journalistes. Ce livre a surtout le mérite de poser une question plus qu’intéressante : pourquoi, encore maintenant, les Russes font-ils tant de mystère sur la fin d’Hitler ? Pourquoi ne montrent-ils pas tout ? Pourquoi ne décalcifient-ils pas les dossiers pour montrer la vérité ? Et si, contrairement à ce que peut dire le Kremlin, les Russes possédait le corps d’Hitler ? Tant de questions qui restent, certainement pour des dizaines d’années encore, sans réponse…