La maison à droite de celle de ma grand-mère de Michaël Uras

La grand-mère du narrateur vit probablement ses derniers instants. Giacomo quitte donc Marseille pour rejoindre sa Sardaigne natale. Il reprend le train de vie sarde dans sa chambre d’enfant chez ses parents…

Temps pour lire le roman : trois jours

Lieu de lecture du roman : métro, canapé, lit

Nombre de pages : plus de 300

Genre : contemporain

Maison d’édition : Préludes

Merci à l’auteur Michaël Uras pour la découverte de son roman !

Critique

Giacomo est un traducteur émerite qui a toujours ressenti le besoin de partir de la Sardaigne bien qu’il soit vraiment très attaché à sa terre de naissance et toutes les traditions et personnes qui y sont rattachées. Quand sa grand-mère est annoncée comme morte, il doit rentrer au pays avec sous le bras sa solitude et sa traduction en cours d’un nouveau manuscrit de Moby Dick. Il retrouve ses parents et leurs petites habitudes ainsi que ses amis et les habitants du village, ceux qui n’ont jamais quitté l’île, qui connaissent les mêmes endroits depuis leur enfance…

 

Michaël Uras nous livre un très beau récit introspectif où place est faite pour la mémoire et les souvenirs heureux ou malheureux qui nous lient à une terre. Le narrateur traduit ses sentiments comme il traduit les textes avec beaucoup de justesse et une certaine mélancolie propre à l’abandon. De plus, les paysages et l’ambiance générale qui s’échappent du texte donne presque à voir, humer, contempler la Sardaigne.

Conclusion

J’ai vraiment apprécié La maison à droite de celle de ma grand-mère et ses personnages qui sont tous attachants à leur manière notamment la grand-mère et le Capitaine. En lisant, j’avais vraiment l’impression d’avoir traversé la Méditerranée et d’être arrivée dans un paysage sarde inconnu mais pourtant familier, empli d’odeurs, de saveurs et de soleil.

Je vous recommande cette belle surprise, récit introspectif de mémoire mais qui livre aussi des clefs de compréhension sur le rapport à la terre.

Ma précédente chronique : D’ici là, porte-toi bien – Carène Ponte

Camille