L’heure des fous de Nicolas Lebel

Alors qu’un SDF poignardé à mort est retrouvé gare de Lyon, le capitaine Merlicht et son équipe se saisissent de l’enquête. Mais ce qui s’annonçait comme une banale altercation qui tourne mal se transforme rapidement en enquête beaucoup plus vaste qui va mener les enquêteurs du bois de Vincennes, jusqu’à la prestigieuse Université de la Sorbonne.

Temps pour lire le roman : deux jours

Lieu de lecture du roman : métro, RER, bus, canapé, lit

Nombre de pages : 352 pages

Genre : polar

Maison d’édition : Marabout

Critique

Après l’excellent De cauchemar et de feu que Livre de Poche m’avait envoyé cet été, j’ai voulu lire d’autres livres de Nicolas Lebel. Aussi, lors de l’un de mes détours par un Gibert Joseph, j’ai jeté mon dévolu sur L’heure des fous publié aux éditions Marabout.

On y suit toujours la même équipe, quelques années avant l’histoire du précédent livre. Précisons le tout d’abord : le charme opère toujours avec les personnages… mais moins. Merlicht perd ainsi de son côté mystérieux, de sa part sombre et de lumière (porté à son excellence par une écriture parfaite des moments avec son fils dans De cauchemar et de feu). Malheureusement, ce n’est pas le cas ici. Merlicht a plutôt le personnage typique du flic un peu connard, qui est tout de même excellent et protecteur avec son équipe. Mais bon, passons. Cela fait encore partie du personnage.

Là où j’ai été plutôt déçu, ce fut dans l’histoire. Autant j’avais adoré dans ma précédente lecture le côté historique et travaillé avec l’IRA, la situation irlandaise, les répercussions. On sentait que Nicolas Lebel avait véritablement travaillé son histoire. Ce qui manque ici. Je trouve que le sujet des SDF, pourtant plus que complexe, surtout à Paris, n’est pas assez creusé, assez recherché. On aurait pourtant pu avoir des passages plus longs dans la jungle, une description de la communauté, des explications reliant à ce que l’on connaît. Pareil pour la langue qui est à un moment abordée.  Il n’empêche, l’histoire reste intéressante et le livre se lit rapidement.

Conclusion

L’heure des fous de Nicolas Lebel est le premier roman de l’auteur (alors que De cauchemar et de feu est le quatrième) et cela se sent. Ce qui est au final positif, puisque Nicolas Lebel s’améliore visiblement de livre en livre ! Tout de même, la base est là et les ingrédients font leurs effets, livrant au final une prestation correcte. Un livre qui se lit facilement et qui fait ce qu’on lui demande !

Ma précédente chronique : Oublier nos promesses – Elsa Roch

Quentin