Sentinelle de la pluie de Tatiana de Rosnay

Inexorablement, la Seine déborde de son lit et monte dans les rues de la capitale. Prise au piège d’une ville désormais fantôme et abattue, la famille Malegarde est déchirée entre non-dits, secrets de famille et montée de la crue…

Temps pour lire le roman : cinq jours

Lieu de lecture du roman : avion, bus, canapé

Nombre de pages : 370 pages

Genre : contemporain, histoire de famille

Maison d’édition : Héloise d’Ormesson//Livre de Poche

Merci aux éditions Le Livre de Poche pour l’envoi de ce roman !

Nous vous invitons également à découvrir la chronique de Quentin sur le format poche de Sentinelle de la pluie chez Héloise d’Ormesson.

Critique

Linden, grand photographe de stars, rejoint sa famille à Paris où chacun a décidé de se retrouver. Il espère bien que cette réunion va l’aider avec ses problèmes vis-à-vis de ses parents et de leur acceptation de son homosexualité. Il revoit aussi sa sœur Tilia ainsi que sa nièce, à qui il est très attaché.

Cependant, le beau séjour dans un hôtel de luxe qui devait être fourni en visites culturelles, musées, expositions, balades dans les jardins et délicieux restaurants est compromis par la montée insidieuse de la Seine. En effet, la pluie est omniprésente dans le texte, il pleut sans discontinu sur la ville, comme il pleut dans le cœur de chacun des personnages qui eux aussi sont soumis à des drames internes.

L’écriture fine et ciselée de Tatiana de Rosnay est une fois encore remarquable, j’ai adoré les personnages, les descriptions de Paris sous l’eau ainsi que les questionnements et douleurs de Linden qui m’ont vraiment touchés.

Conclusion

Sentinelle de la pluie est un roman en poche haletant qui révèle peu à peu plusieurs couches de traumatismes, de douleurs enfouies en même temps que l’eau monte et que la pluie ne cesse pas. Après les cent premières pages qui mettent en place le contexte de cette famille en apparence unie mais en réalité déchirée, j’ai été totalement plongée dans l’histoire. L’imbrication de lettres au récit ajoute à la dimension dramatique et secrète que j’ai adorée.

Je vous recommande ce livre qui est parfait pour la saison !

Ma précédente chronique : La vie qui m’attendait – Julien Sandrel

Nous vous invitons également à découvrir la chronique de Quentin sur le format poche de Sentinelle de la pluie chez Héloise d’Ormesson.

Camille