Fin de mission de Phil Klay

Temps pour lire le roman : cinq jours

Lieu de lecture du roman : canapé, lit, métro

Nombre de pages du roman : 300

Note : 5/5 coup de cœur !

Genre du roman : Roman témoignage

Maison d’édition : Gallmeister

Un grand merci à Gallmeister pour ce livre !

Dans Fin de mission, l’auteur, Phil Klay, cherche à montrer aux lecteurs ce qui se passe réellement derrière les lignes de front de l’Afghanistan et de l’Irak, mais aussi à comprendre comment les soldats leurs retours au pays. On va suivre, tour à tour, un solda parti en Irak qui doit abattre des chiens, un autre qui est affecté aux “Affaire mortuaires”, ou encore un jeune officier qui se voit contrait par sa hiérarchie d’essayer les jeunes irakiens… au baseball !

Ce qui frappe tout d’abord, lorsque l’on lit ce livre, c’est la dureté qui transparait. Cette dureté, vient de quelque chose que nous connaissons : la vérité. Car oui, Fin de mission est un livre qui ne passe pas par quatre chemin et nous plonge immédiatement au coeur des sentiments des soldats américains qui, pour la plus part, sont partagés entre culpabilité, fierté, peur, impuissance, foi, mais aussi par l’envie de donner un sens à leur vie d’après, à mettre des mots sur ce à quoi ils ont échappé.

Le génie de Phil Klay réside dans son analyse de la guerre. S’il dépend, bien entendu, la barbarie des insurgés qui torturent, tuent des innocents par centaine, ils n’hésitent pas à fustiger l’incompétence, la bêtise de certains gradés américains aux ordres complètement absurde et aux mesures suicidaires. Une guerre racontée bien loin des stéréotypes américains, un livre ayant pour seul but de montrer la psychologie des soldats.

 

Conclusion :

Ecrit à la première personne du singulier, on se retrouve directement plongé dans la tête des personnages, et dans leur psychologie que Phil Klay connaît plus que bien pour avoir lui même été Marine pendant la guerre d’Irak. Loin de toute langue de bois, de tout style, de tout jeux de mots superflus, Phil Klay nous dépeint une guerre dure, une guerre qui use, une guerre qui poursuit bien longtemps après. Un seul mot : Bravo. Je vous conseille à tous de le lire, pour comprendre un peu mieux ceux qui sont chaque jour sur le terrain, mais aussi ceux qui sont en face…