En nous beaucoup d’hommes respirent de Marie-Aude Murail

Des dents de lait, des souvenirs d’enfance, des lettres, des albums, des documents d’Etat, des souvenirs de famille, des journaux intimes… En vidant la maison de ses parents, Marie-Aude Murail va découvrir tout cela. En ouvrant les différentes boîtes, les morts reprennent vie devant ses yeux… mais surtout sous sa plume. Elle va donc s’employer à retranscrire, aussi bien pour elle aussi bien que pour nous, l’histoire de la famille Murail du début des années 1900 jusqu’à maintenant. Une famille comme les autres, ou presque.

Temps pour lire le roman : trois jours

Nombre de pages du roman : 440 pages

Lieu de lecture : lit, canapé, métro, bus, boulot

Genre : Biographie / Auto-Biographie

Maison d’édition : L’Iconoclaste

Merci aux Editions L’Iconoclaste pour ce livre !

Critique

Avec En nous beaucoup d’hommes respirent, Marie-Aude Murail retrace l’histoire, à travers les différentes archives dont-elles disposent ainsi qu’avec les souvenirs de ses proches, l’histoire de sa famille du début du siècle dernier jusqu’à aujourd’hui.

Et quelle famille ! Si certains ne croient pas encore au fait que, dans certaines familles, il y a un gène d’artiste, lisez ce livre ! On y découvre des lettres magnifiques, aussi bien écrites dans les années 1900 par les arrières-grands parents qu’en 1980 par les parents de Marie-Aude Murail.

Un livre également qui nous permet de retracer l’histoire de la France, et les évolutions qu’elle a connu.  Qui m’a aussi fait pleurer, de part la beauté mais aussi la dureté des mots. Devant le désespoir face à certains événements. Un livre qui, sans en donner l’airs, ne nous laisse pas indemne.

Conclusion

En nous beaucoup d’hommes respirent de Marie-Aude Murail est un livre passionnant qui m’a fait plonger au coeur d’une France, à différentes époques, que je n’ai jamais connu et que je ne connaîtrais jamais. Une France révolue, une France qui a dansait, qui a souffert, qui s’est relevé. C’est aussi l’histoire d’une famille qui a eu des hauts et des bas. Une famille qui a connu la joie et la souffrance. Un livre qui nous fait nous dire que l’on regrette de ne pas posséder autant de chose sur la notre pour comprendre notre histoire. Un livre qui apprend, qui fait du bien, et qui nous ouvre aux autres.

Ma précédente chronique : Le secret le plus sombre – Carla Buckley

Quentin