Elmet – Fiona Mozley

photo du livre Elmet

Elmet – Fiona Mozley

Une famille marginale qui vit reculée du monde dans une partie de la forêt, qui se nourrit de chasse et de cueillette. C’est le 1er roman Elmet de Fiona Mozley, autrice anglaise.

La nature au 1er plan

De la couverture et dès les premières pages, on se retrouve dans une ambiance forestière. La nature est omniprésente, elle représente la vie et la sécurité pour les personnages. Le père John et ses deux enfants Cathy et Daniel ont choisi de s’y installer. De ses propres mains, John a construit une maison. Cette maison n’est pas la plus jolie ou encore la plus raffinée. Ce n’est pas la plus jolie ni la plus raffinée. Elle n’est pas très spacieuse mais cela suffit. Ils s’y sentent bien. Tous les matériels utilisés viennent de la forêt. La famille s’y sent en sécurité entouré d’arbres et de végétation, ainsi que sans voisins ni bruits. On pourrait totalement parler de nature-writing pour ce roman.

Les liens familiaux

Le narrateur Daniel est un très jeune homme qui ne comprend pas encore le monde qui l’entoure. Au fur et à mesure des événements de la vie, il perd un peu de sa naïveté d’enfant pour voir le vrai visage de certaines personnes et comprendre leurs intentions. Il est extrêmement lié à son père même en étant son opposé physiquement parlant et est fier de lui. Daniel lui voue une confiance presque aveugle. Il est également proche de sa soeur Cathy qui est plus sauvage et se plaît dans ce monde de vie autarcique.

La découverte de soi et la séparation par rapport à l’autre

Le roman se présente comme un roman d’apprentissage et de découverte pour le narrateur qui gagne en maturité au fil des pages et dissocie son caractère et son physique des autres pour apprendre à n’être que lui et avoir ses propres vues et opinions sur un monde complexe.

Drames et violence

Sans trop vous en dévoiler, l’autrice Fiona Mozley instille une dose de violence, d’injustice et de drames. Ce n’est pas un texte bucolique et une ode à la nature, c’est un texte sombre qui n’oublie pas la complexité des personnages.

L’originalité en plus de ce roman : l’éveil de la conscience sociale dès un jeune âge. Daniel prend conscience de la difficulté de la vie dans cette partie reculée de l’Angleterre : trouver un emploi stable et qui rémunère bien, avoir un patron compréhensif, payer facilement un loyer : autant de choses irréalisables par les personnes qu’ils rencontrent. Il est donc entraîné dans une révolte qui prend la tournure de lutte des classes.

En conclusion, j’ai beaucoup aimé Elmet et je découvrirai avec plaisir les prochains romans de Fiona Mozley quand ils seront traduits en français.

N’hésitez pas, si vous avez aimé cette chronique, à lire mon article sur le tome 5 des Chroniques de Prydain !

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