D’innombrables soleils de Emmanuelle Pirotte

Christopher Marlowe, après avoir été laissé pour mort dans une rixe, est recueilli par Walter. Le poète va alors rencontrer, dans ce manoir au bord de la falaise, l’épouse de son hôte : Jane. Entre les deux, une passion rare va naître. Un amour hanté par la création mais surtout l’urgence du temps qui reste…

Temps pour lire le roman : trois jours

Lieu de lecture du roman : canapé, métro, bus, RER

Nombre de pages : 240 pages

Genre : littérature française

Maison d’édition : Cherche Midi

Merci aux éditions Cherche Midi pour ce livre

Critique

Camille a découvert l’univers d’Emmanuelle Pirotte avec Loup et les hommes ainsi qu’avec De profundisLors de la présentation du Cherche Midi, et notamment du nouveau livre de l’auteure, je me suis dit que c’était mon tour de découvrir Pirotte avec D’innombrables soleils.

A travers ce récit, on y découvre une histoire d’amour passionnelle, mais aussi conflictuelle et totalement irraisonnable entre Jane et Christopher. Dans ce quasi huis clos, une histoire d’amour terriblement sensuel mais également poétique va naître.

C’est aussi un moment de doute, de réflexion, de peur pour Marlowe. Alors qu’il a toujours aimé les hommes et rejeté profondément les femmes, le voilà à se jeter dans les bras de Jane. Et surtout à ne plus pouvoir se passer d’elle.

Dans ce livre, aucun tabou, aucune pudeur. L’auteure nous livre, à travers une magnifique plume, le récit cru de ces amoureux et de la passion dévorante qui les consument dans un entrelacs de corps enflammés.

Et à côté de cette histoire, Walter. Le mari de Jane, trompé, bafoué. Mais surtout l’amant éconduit par Marlowe.

Conclusion

D’innombrables soleils d’Emmanuelle Pirotte est pour moi un coup de foudre. Que ce soit par l’écriture, par les choses dites explicites et implicites, mais aussi par toute la tendresse, la complicité, la sensualité, l’exorcisme qui transparaît dans ce récit. Car au-delà d’une bête union ds corps, se cache surtout une union et une fusion artistique.

Vous l’aurez compris j’ai eu le coup de foudre pour ce roman. Et pourtant certains passages me parlaient moins notamment le côté écriture des pièces mais en relisant j’ai fini par mieux les appréhender et apprécier. Car plus loin que l’union des corps c’est également l’histoire d’une union artistique.

Ma précédente chronique : Les fantômes de Manhattan – R.J. Ellory

Quentin