Demain les chats de Bernard Werber

Temps pour lire le roman : deux jours

Lieu de lecture du roman : canapé, lit, métro

Nombre de pages du roman : 352 pages

Note : 3,5/5

Genre du roman : Roman

Maison d’édition : Livre de Poche

Merci aux Editions Livre de Poche pour ce livre !

Bastet, jeune chatte Montmartroise,  mène une vie tranquille avec sa servante humaine. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Pythagore, chat de laboratoire qui peut se connecter aux ordinateurs. Ensemble, ils vont tenter de communiquer avec les humains pour tenter de leur faire prendre conscience de la violence qui règne dans leur société.

Nous suivons donc les aventures de Bastet et de Pythagore dans le monde des humains, en proie à une crise importante. Bien qu’un peu niais par moment, on s’attache rapidement aux deux protagonistes et on apprécie surtout l’histoire vue du point de vue… des chats ! De l’Egypte antique à nos jours, en passant par la Chine, on en apprend un peu plus sur les chats et le culte que certains humains ont pu vouer à nos amis à quatre pattes.

Mais le plus intéressant de ce roman réside dans la partie apocalypse / post-apocalypse de l’histoire, ainsi que les réflexions sur l’être humain et notre devenir. Bernard Werber s’interroge ainsi sur la guerre, le terrorisme, la religion, notre mode de vie, l’individualisme… Une réflexion très pertinente et bien menée, en rapport avec ce que nous connaissons aujourd’hui. On en apprend aussi, comme d’habitude, sur d’autres animaux (oiseaux, Lyon, rat) et quelque peu sur la ville de Paris.

On ne retrouve cependant pas, au cours des 300 et quelques pages, la surprise que nous avions pu avoir avec la lecture de la Trilogie des Fourmis (enfin, surtout le premier tome). Plus prévisible ? Certainement. Après tout, contrairement aux petites bêtes, nous connaissons beaucoup plus les chats pour les côtoyer quasi quotidiennement.

Pour justifier ma note, je souhaite terminer sur un dernier point : j’ai bien aimé ce roman. J’aime le style de Bernard Werber. J’aime sa capacité à donner vie à des animaux, à des personnages que l’on ne s’attend pas. Mais je suis de plus en plus las de lire quasi systématiquement la même “histoire” à chaque roman, du moins la même structure narrative. Un personnage qui souhaite apprendre, un personnage omniscient (Wells souvent, ici Pythagore – qui emprunte beaucoup à Edmond), des personnages naïfs, une bataille, une question existentiel et enfin une révélation un peu WTF.

Conclusion :

Ce livre n’est pas mauvais, il est même plutôt bon d’ailleurs… Pour quelqu’un qui n’est pas habitué par le style de Werber, je ne peux que conseiller de commencer par Demain les chats et d’enchainer avec le premier tome des Fourmis De mon côté, je dois avoir lu la quasi totalité (à une ou deux oeuvres) de ses livres. Et le problème, c’est que le schéma est bien souvent le même. Ce qui m’amène à la question suivante : chaque auteur à son style, ses habitudes, un tout qui fait que l’on aime ce qu’il écrit. Mais jusqu’à quel point pouvons-nous accepter la même structure narrative d’un roman sur l’autre ?