De Profundis de Emmanuelle Pirotte

Nous sommes après Ebola III, le monde ne ressemble plus à celui que l’on connait, tous les instincts primaires sont revenus, il n’y a plus de contrôle, de justice, de diplomatie, c’est chacun pour soi, pour vivre, pour survivre. Roxanne va devoir trouver sa place dans cet univers chaotique en tentant d’élever sa fille Stella.

Temps pour lire le roman : trois jours

Lieu de lecture du roman : métro, canapé

Nombre de pages : 309 pages

Genre : Fiction, Anticipation

Maison d’édition : Cherche Midi // Livre de poche

Merci aux éditions Livre de Poche pour l’envoi de ce roman !

Critique

Roxanne est une passeuse de médicaments et de drogues contre Ebola III ainsi que de somnifères. Elle traite avec des clients dans un Bruxelles ravagé, dévasté où sévissent maintenant les fanatiques de secte et autres pilleurs. Cependant, son ex-mari décède et elle se retrouve à devoir éléver leur fille bien qu’elle avait fait le choix de quitter le domicile et ne pas s’occuper de Stella.

 

La mère et la fille sont donc des étrangères l’une pour l’autre et ont chacun leur caractère qui empêche effusion, rapprochement et tendresse. Cependant, elles parviennent à quitter Bruxelles pour trouver calme et sécurité dans uen ancienne maison de la famille en campagne. C’est un déchirement autant que des retrouvailles pour ces deux femmes qui aimeraient en faire plus l’une pour l’autre tout en s’abhorrant mutuellement. J’ai adoré cette relation conflictuelle silencieuse qui est presque bien plus dévastatrice que la réelle catastrophe dehors.

Conclusion

De Profundis de Emmanuelle Pirotte est un roman d’une justesse rare, selon les différentes parties du roman on ressent des émotions vives et parfois contradictoires. J’étais vraiment totalement plongée dans mon livre, cherchant sans cesse ce qui allait arriver même s’il ne se passe pas grand-chose car l’accent est mis sur les relations humaines ou plutôt sur la fin des relations humaines.

Encore une fois, j’ai adoré l’écriture de cette auteure, j’ai suivi les personnages avec plaisir même si j’étais horrifiée de ce qu’ils avaient à vivre. J’ai trouvé le ton très juste et inquisiteur jusqu’à ressentir ce fameux souffle qui parcourt la maison.

Je vous conseille ce livre.

Ma précédente chronique : Agatha Raisin Tome 14 – M. C. Beaton

Camille