De l’autre côté, la vie volée d’Aroa Moreno Duran

Traduit de l’espagnol par Isabelle Gugnon

Katia est une jeune fille allemande dont les parents immigrés espagnols vivent du côté Est de Berlin. Toute sa vie est rythmée par le régime communiste et ses idéaux. Mais Katia rêve d’ailleurs et surtout de l’autre côté du mur…

Temps pour lire le roman : trois jours

Lieu de lecture du roman : canapé, métro

Nombre de pages : 211 pages

Genre : Roman/Fiction historique

Maison d’édition : JC Lattès

Merci aux éditions JC Lattès de nous avoir permis de découvrir ce roman qui fait partie de la rentrée littéraire 2019 !

Critique

Katia vit avec sa sœur et ses parents à Berlin Est. Elle est habituée à aller chercher les ratios de nourriture, à faire la queue pour avoir à manger, à regarder les soldats et les chiens patrouiller le long du mur. Même si quelques bribes de ‘’l’autre côté’’ lui parviennent comme les chansons, les romans, elle est fermement ancrée dans cette société communiste car c’est ce qu’elle a toujours connu. Ses parents ont connu la déportation et se sentent heureux à Berlin Est.

Mais, Katia ne peut s’empêcher de rêver d’ailleurs, surtout quand elle rencontre un jeune homme, distant mais présent : Johannes qui vient de l’Ouest. L’amour mais aussi la soif de liberté donnent des ailes à Katia qui décide de quitter tout ce qu’elle connait et de risquer sa vie pour aller de l’autre côté.

Cependant, de l’autre côté l’attendent moult difficultés. Et Katia devient expatriée de ses valeurs et de tout ce qu’elle a toujours connu. Elle doit apprendre à vivre autrement, penser autrement… De l’autre côté, la vie volée donc.

Conclusion

Des fragments de vie efficaces. On saisit la totalité de la personnalité et de la vie quotidienne de Katia par petits bouts. Il n’y a pas de superflu ni de longues descriptions, on est dans le vif du sujet.

J’ai vraiment aimé De l’autre côté, la vie volée d’aria sur une période pas si lointaine et dont les méthodes résonnent malheureusement encore fortement dans notre société.

Ma précédente chronique : Mon année de repos et de détente – Ottessa Moshfegh

Camille