Comment Baptiste est mort de Alain Blottière

Temps pour lire le roman : 1 heure

Lieu de lecture du roman : TGV

Nombre de pages du roman : 224

Note : 4,75/5

Genre du roman : Littérature française

Maison d’édition : Folio

Un grand merci aux Editions Folio pour ce livre !

« j’ai aimé ça, la solitude et le silence ,dans la nature, je ne sais pas pourquoi, cela me faisait crier de joie, comme la joie d’une vraie liberté, d’être débarrassé de tout ce qui encombre, je me débarrassais de tout »

Après plusieurs semaines de captivité, Baptiste est libéré. Il avait été enlevé, avec sa famille, dans le désert par des djihadistes. Sauf qu’on n’a retrouvé personne sauf lui. Que sont-ils devenus ? Pourquoi l’avoir libéré, lui ? Et surtout, quel est le mystère entourant “Yumaï”, seul nom qu’accepte dorénavant le jeune garçon ?

Un des principal points forts du livre est certainement sa capacité à alterner si facilement entre les phases d’interrogatoire et les phases de souvenirs, où Baptiste revit ce qu’il a vécu. J’ai beaucoup apprécié la force invisible qui poussait ce roman, l’écriture simple et direct de l’auteur qui nous emmène directement à l’essentiel. Et qui pourtant est si puissant, si prenant, si touchant. On se sent lié à Baptiste, on est pendu à ses lèvres. On veut absolument savoir ce qu’il lui est arrivé.

On se laisse littéralement emporté par la souffrance de Baptiste, on a l’impression de retrouver comme lui peu à peu nos souvenirs. On appréhende cette fin qui se rapproche car on sent, tout au fond, qu’elle est source de malheur. Enfin, elle dévoile cette violence de la part des terroristes qui, avant d’être physique, et surtout principalement psychologique.

 

Conclusion

 

Véritable voyage au coeur même d’un adolescent malmené, manipulé par des Jihadistes sans aucun scrupule, dont la personnalité a entièrement été soufflé, effacé, pour laisser place uniquement à Yumaï, un jeune homme sans aucun sentiment ni aucune expression. Sérieuse réflexion sur le jihad, ce récit ne laisse personne indifférent. A la fin de la lecture, un seul constat : Comment Baptiste est mort mérite entièrement les trois prix dont il a été le lauréat !