Comme un seul homme de Daniel Magariel

Traduit de l’anglais par Nicolas Richard

Ils ont gagné la guerre. Ensemble, un jeune enfant, son frère et son père, quitte la mère et partent vivent au Kansas. Pour les enfants, une promesse d’une vie simple, meilleur, d’un nouveau départ. Mais au fur et à mesure des jours, leur mode de vie se dégrade, poussé par un père qui se révèle grand consommateur de drogue. Violent, erratique, les enfants tentent de plus en plus d’échapper à leur père. Un seul choix s’impose à eux : endosser les lourdes responsabilités et tenir la maison.

Temps pour lire le roman : un jour

Lieu de lecture du roman : canapé, métro, bus

Nombre de pages : 188 pages

Genre : littérature étrangère

Maison d’édition : Fayard

Un grand merci à Fayard pour ce livre !

Critique

Comme un seul homme de Daniel Magariel est ma première lecture de la rentrée littéraire 2018. Un moment toujours un peu spécial, surtout qu’il s’agit de notre deuxième rentrée littéraire en temps que blagueur. Nous avons d’ailleurs eu la chance d’assister à la rentrée littéraire de Fayard / Pauvert au mois de juin.

Que donne ce livre, acclamé par les critiques littéraires du New York Times, du Guardian ou encore du Daily Mail ? Et bien tout d’abord un livre dur, un livre qui ne laisse pas indifférent. On est immédiatement touché par le sort de ces deux jeunes enfants qui jamais, au grand jamais ne devrait ressentir ou même devoir faire ce qu’ils sont obligés de faire : que ce soit travailler pour ramener de l’argent, mentir sur leur mère, ou même devoir supporter de cette manière leur père. On y découvre aussi le chantage moral que l’un ou l’autre des parents peut exercer sur les enfants, mais aussi de la situation précaire dans laquelle se trouve certainement beaucoup de jeunes personnes.

Ce père qui leur a fait croire à une évasion leur fait, petit à petit, vivre l’enfer. Au point d’essayer même de briser la très forte entente entre les deux frères. L’écriture de Comme un seul homme est douce en étant forte, tranchante en étant criante de vérité. Bref un livre qui prend au tripe. Une magnifique description également du lien qui peut unir les frères, ou les soeurs, entre eux.

Conclusion

Comme un seul homme de Daniel Magariel est une très belle découverte de cette rentrée littéraire. Assez court, sans phrase en trop, on se laisse emmener par l’auteur qui nous fait découvrir quelque chose que l’on ne connait pas forcément. Un roman magnifique qui se lit plus que rapidement, et qui pourtant reste dans les esprits bien des jours après.