Avec des Si et des Peut-Être de Carène Ponte

Maxine est prof de français au Lycée de la petite ville de Savannah… -sur-seine. Elle vit en collocation avec Claudia, adepte des plantes, du recyclage mais surtout de la protection des animaux. Elle aime Flaubert, au contraire de ses élèves, mais également passer du temps avec ses deux meilleures amies et discuter autour d’un détartrage avec sa soeur dentiste. Maxine a un défaut : celui de toujours se demander ce qu’il se serait passé si elle avait fait ceci, cela. Et si sa vie allait lui jouer un drôle de tour ?

Temps pour lire le roman : deux jours
Lieu de lecture du roman : métro, bus, canapé

Nombre de pages : 374 pages

Genre : Feel-good

Maison d’édition : Michel Lafon

Un grand grand merci à l’auteure pour nous avoir envoyé son livre <3 

Critique

A l’origine, ce livre ne m’était pas destiné. Non pas que je ne l’aurais jamais lu, mais devant le nombre hallucinant de livres qui m’attendent (je compte bien évidemment ceux que je n’ai pas encore), je n’ai pas vraiment le temps. Mais il se trouve que Camille non-plus ! Et pour l’aider, j’ai jeté mon dévolu sur le livre Avec des Si et des Peut-être que l’auteure (oui auteurE, l’Académie Française a enfin reconnu ce droit) a eu la gentillesse de nous faire parvenir.

Nous allons suivre Maxine, qui après s’être encore à nouveau dit : que ce serait-il passé si… va se retrouver projeter dans une réalité parallèle. Cette fois-ci, elle n’est plus professeur de français mais animatrice radio : son rêve. Mais ce rêve comporte plusieurs problèmes, à commencer par ses amis et sa famille…

Que dire mis à part du fait que j’ai été plus qu’agréablement surpris ? Cela faisait longtemps, depuis d’ailleurs ma lecture d’un livre de Virginie Grimaldi, que je ne m’étais pas plongé dans un feel-good ! Et cela fait du bien.

Je suis outré lorsque, en cherchant le nombre de page du roman, je suis tombé sur un commentaire désobligeant sur Amazon. Au contraire de cette Agathe sans goût, j’ai justement trouvé l’écriture simple, fluide, qui nous donne envie de nous laisser porter par le roman. Et que neni ! A aucun moment mes rires ne furent (comme mes petites larmes) pré-enregistrés.

Ce livre a deux mérites selon moi. Le premier, celui de nous faire constater qu’il est grand temps de vivre le temps présent. Cessons de toujours regarder en arrière, de réfléchir à ce qui aurait pu se passer. Ce qui est fait et fait. Vivons l’instant présent. La seconde grande vertu du livre est la suivante : m’avoir fait me rendre compte qu’il faut lire du feel good. Oui le genre n’est pas du Proust. Et alors, ai-je vraiment envie de lire  uniquement du Proust ? Non, il faut savoir se détendre, rigoler, pleurer, s’amuser avec un livre. Et c’est tout ce que j’ai ressenti ici.

Conclusion

Avec des Si et des Peut-Être de Carène Ponte est très certainement arrivé à point nommé pour moi. Un moment propice à cette très belle découverte. Une petite parenthèse fort sympathique dans mes lectures de boucherie, d’enquête sanglante rempli d’histoire du 36 quai des Orfèvres. Un roman qui nous fait également nous poser de très bonnes questions sur nous même. N’hésitez plus, foncez l’acheter !

Ma précédente chronique : Les gratitudes – Delphine de Vigan

Quentin