Au nom des nuits profondes de Dorothée Werner

Temps pour lire le roman : 3 jours

Lieu de lecture du roman : Metro, canapé, lit

Nombre de pages du roman : 180 pages

Note : 4/5

Genre du roman : littérature française

Maison d’édition : Fayard

Un grand merci aux éditions Fayard pour l’envoie de ce roman !

Au nom des nuits profondes est un roman court, fort de part ses thèmes. A traverses sa vie, l’héroïne, dont on ne connaîtra jamais le nom, nous parle de la transmission de la vie, de la violence de la vie de tout les jours, mais aussi de tout ce qui pèse sur l’enfant. Comment une femme peut-elle exister dans un monde masculin ? Comment ne pas transmettre à son enfant les violences, les frustrations que l’on a subit ? Comment réussir à s’extirper de son modèle, de ce que l’on a toujours connu ?

Ce roman déconcerte par son choix narratif, ce qui donne au final un aspect étrange au départ. Ne vous arrêtez pas là, continuez. Car tout cela prend vit au fur et à mesure des pages. Tout en poésie, nous suivons le destin féminin, de son oppression à son épanouissement : l’écrasement des parents, les mariages contrains, la maternité quasiment obligatoire. Puis vient le nouveau départ et toutes les contraintes que cela ramène.

Conclusion

Je ne suis pas une femme, je ne comprends certainement pas tout ce qui est raconté sur ce roman, je ne vis pas toutes les contraintes qui sont évoqués ici. C’est certain. Mais j’essaye, je tente de m’imaginer ce que cela représente. Et ça me donne le vertige. Ce roman, Au nom des nuits profondes de Dorothée Werner, est un magnifique livre. C’est une chanson, une poésie qui essaye de parler aux femmes en racontant ce que beaucoup ont vécu… ou vivent encore. Un livre à lire, ne serait-ce que pour comprendre, pour se rendre compte. Et aussi pour apprécier ce style littéraire magique.