Le Ventre de Paris – Emile Zola

Temps pour lire le roman : 1 semaine et demie

Lieu de lecture du roman : Dans le métro, dans le train, dans mon lit, debout dans la cuisine

Nombre de pages du roman : 357 pages

Coup de cœur, déception ? Coup de cœur

Note : 5/5

Genre du roman : Naturaliste, réaliste

NDLR : Nous tenons à nous excuser du manque d’article sur le blog. On a eu beaucoup de boulot entre mon stage et les différents contrôles de Camille. On va essayer de prendre de l’avance cette fois-ci. Si cela est long, c’est parce que nous essayons à chaque fois de vous proposez des articles intéressants, complets, et pas seulement un résumé du livre. En tout cas on vous souhaite une bonne lecture

Petit bijou de la collection des Rougon-Macquart, un homme Florent, arrêté et déporté des années avant pour crime politique, revient à Paris et retrouve la frétillante cité en train de devenir une ville moderne. Avec moult descriptions des halles de l’époque, des grands boulevards, des différentes boutiques et échoppes, Zola nous plonge dans ce Paris plus tout à fait pittoresque mais pas non plus totalement modernisé. Certains personnages sont en effet plus portés sur la modernité tandis que d’autres se montreront plus conservateurs.

Dans Le Ventre de Paris, Zola joint donc les thèmes de la modernisation de Paris par Napoléon III, à l’économie florissante en France à ce moment notamment avec la prospérité des commerces mais aussi à la révolte républicaine, les ‘’rouges’’, qui gronde et qui menace d’éclater. A l’aide de réunions dans un bar, Florent découvre d’autres partisans d’une république libérale quasi communiste. Mais cela est à l’opposé de l’idéologie de sa famille, soit son frère et sa femme qui ont une charcuterie et font d’excellentes affaires, et sont donc heureux dans le Second Empire. Il est vital, selon moi, de connaître le contexte historique pour comprendre la complexité politique de tous ces personnages, qu’il soit pour ou contre l’Empire.

Zola oppose également deux femmes de pouvoir, très respectées qui sont très jalouses et tentent de se faire des coups bas. On retrouve le potentiel de la femme forte et qui domine plus que les hommes. Car l’époux de la Belle Lisa n’a pas son mot à dire et c’est sa femme qui gère tout. De la comptabilité au comptoir qui donne sur la rue et sur le monde tandis que son mari est relégué à la préparation. Même Florent, qui par moment, devient un personnage secondaire, redoute ces femmes de forte influence qui le terrorisent et se plient donc à leurs volontés quitte à en souffrir.

Enfin, la nourriture est omniprésente dans ce charmant tableau des halles de l’époque, à chaque page, c’est légumes, fruits, viandes, poissons, et autres victuailles.

Conclusion

Les descriptions sont de vrais délices. Même si certains peuvent les trouver barbantes, celles-ci sont vraiment bien réalisées. On redécouvre la beauté d’un étal de légumes, de fruits, de poissons et même de charcuterie (et c’est une végétarienne qui dit cela). Zola sublime le plus commun, le plus quotidien à l’aide de sa plume.

Si on n’est pas encore tombé amoureux de Zola, je pense que Le Ventre de Paris fait son petit effet. Même si l’histoire au final est peu originale. L’on sait dès le début qu’elle n’aboutira pas, car il n’y a pas de coup d’état à cette époque du Second Empire. L’ambiance créée par Zola est si agréable qu’on se sent vivre au milieu des Halles du XIXème siècle, on croit presque sentir les odeurs, voir ce qu’il nous dépeint si bien, on se croirait devant une fresque aussi complète et que vivante dont insensiblement on finit par faire partie intégrante.

Je vous le conseille vivement tout comme les autres romans de ce grand auteur, si mal connu.

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