Une petite voix me disait de maigrir encore de Solène Revol

Temps pour lire le roman : deux jours

Lieu de lecture du roman : canapé, lit

Nombre de pages du roman : 200 et quelques

Note : 4/5

Genre du roman : Autobiographique

Maison d’édition : XO

Merci beaucoup à XO Editions pour ce livre !

Critique

Solène a 16 ans quand petit à petit, elle commence à délaisser sa nourriture, à se voir comme obèse, à faire attention aux quantités de nourriture que mangent sa famille, ses amis, à vouloir faire toujours plus de sport, aller plus loin pour au final finir au plus bas…

L’histoire de Solène est comme la majorité des histoires de jeunes filles anorexiques. Cela commence lentement avec quelques repas sautés, des entorses, des fruits privilégiés à des sucreries, de moins en moins de matière, grasse, une obsession caractéristique pour le sport et l’effort qui fatigue. Au début, Solène comme de nombreuses autres jeunes filles se sent plus forte, en totament osmose avec son esprit et son corps, les résultats sont flagrants sur la balance, elle se muscle, elle a plus d’énergie.

Cependant, une fois que le cycle est lancé, difficile de l’arrêter et le basculement dans l’anorexie mentale est inévitable. La force finit par diminuer en même temps que les kilos, ne laissant qu’une impression de perte de contrôle (au combien désagréable pour ce genre de personnes qui justement aiment tout contrôler) jusqu’à abandonner totalement cette enveloppe corporelle, fade, claire et tendue sur les os.

Solène raconte donc son histoire avant la maladie et au plein de cœur de son combat quand elle était ‘’enfermée’’ dans un hôpital sans possibilité de voir sa famille, ses amis, totalement coupée des distractions et du monde extérieur. A son témoignage s’ajoutent ceux de ses parents, ses amis et les parents de ses amis qui ont tous remarquer que quelque chose se passait sans saisir la gravité et l’expansion ultra rapide de la maladie.

Conclusion

Ce témoignage est percutant et rappelle la difficulté de dire stop à la ‘’petite voix’’ dans la tête. L’anorexie est bien une maladie mentale où la personne malade n’a plus le choix, elle ne peut plus choisir de manger car elle n’arrive plus. J’ai trouvé les mots de ses parents très beaux malgré l’horreur de la situation qu’ils ont enduré.

Sans être à la hauteur d’un roman comme Jour sans faim de Delphine de Vigan, ce témoignage permet d’en apprendre plus sur la maladie d’une manière subjective.