Un gentleman à Moscou de Amor Towles

Traduit de l’anglais par Nathalie Cunnington

Imaginez si, en guise de punition pour un acte commis, vous seriez contraints d’être enfermés à vie dans un des plus beaux hôtels d’Europe ? Véritable malédiction ou nouvelle chance ?

Temps pour lire le roman : une semaine et demie

Lieu de lecture du roman : canapé, lit

Nombre de pages : 573 pages

Genre : roman d’apprentissage

Maison d’édition : Fayard

Merci aux éditions Fayard pour ce livre !

Critique

Le Comte Rostov est condamné à vivre indéfiniment dans l’hôtel le plus luxueux de Moscou. Ce gentleman, plein de bonnes manières, qui aime la littérature, les voyages et la politique se retrouve bien embêté. Il s’installe donc au cinquième étage dans une petite chambre qu’il réussit à meubler et animer avec brio.

Cependant, notre cher Comte, auquel on va beaucoup s’attacher au fur et à mesure du roman, n’aura pas beaucoup le temps de s’ennuyer. En effet, il va s’occuper très vite d’une petite fille. Cette dernière va lui permettre de s’ouvrir au monde et de rédecouvrir sa prison. Alexandre aura par la suite un rôle très important à jouer. Celui d’un père qu’il combine avec ses multiples autres facettes : ami, compagnon de buvette, serveur dans un grand restaurant, amant, diplomate, écrivain et pour terminer espion.

Au gré des années et de ses pérégrinations, l’auteur nous emmène sur un véritable chemin initiatique pour découvrir la Russie et ses merveilles notamment la littérature et la musique. Cela donne vraiment envie de se plonger ou de se replonger dans les plus grands classiques russes.

Conclusion

J’étais assez impressionnée tout au long de ma lecture de Un gentleman à Moscou par la qualité du détail des descriptions. On sent vraiment que l’auteur a voulu faire vivre cet hôtel et l’ancrer dans la mémoire et l’imaginaire du lecteur. C’est pour cela que cette lecture fonctionne bien. Même s’il y a des longueurs, même si certains passages, certains personnages sont plus intéressants que d’autres, on se retrouve catapultés dans ce monde si différent du nôtre mais l’auteur ne lâche jamais notre main. Il faut aussi rendre justice à la traductrice qui à mon sens a réalisé un travail assez spectaculaire pour rendre aussi bien le texte et ses nombreuses subtilités.

Un gentleman à Moscou est une pépite, une reproduction de la vie en général. Je vous le conseille même s’il faut s’accrocher pour pouvoir l’apprécier et le dévorer.

Ma précédente chronique : L’enfermement – Florence Henry

Camille