Tout savoir sur l’hypokhâgne : survie en milieu hostile

Bonjour à tous ! J’espère que vous allez bien. Aujourd’hui, un article totalement différent de d’habitude. J’ai décidé (Camille), suite à plusieurs questions sur Instagram, de réaliser un guide sur tout ce qu’il faut savoir sur l’ hypokhâgne ! Je ne prétends pas traiter parfaitement tous les sujets, mais je vais essayer de vous donner les clés pour pouvoir en apprendre plus sur le monde de la prépa.

 

Version / thème :

En langues vivantes comme anciennes, un exercice très demandé en hypokhâgne est la traduction. Que ce soit dans le sens de la version (de la langue vers le français) ou du thème (du français à la langue), il faut s’entrainer à utiliser un dictionnaire unilingue et à être efficace. Même si les profs vont un peu de méthode en début d’année (en LV1), il ne faut pas prendre cet exercice comme facile car les oublis et les contre-sens coûtent cher.

Des dissertations de partout :

Contrairement à la terminale où des compositions vous sont demandées en histoire et en géographie. Durant vos années de prépa, vous allez voir que vous ferez sans cesse des dissertations. Même si chaque prof a ses propres exigences, le plan d’une dissertation est toujours le même une introduction avec une accroche, une contextualisation, une problématique et une jolie annonce de plan puis trois parties subdivisées en sous-parties et sous-sous-parties et enfin une conclusion. Le niveau exigé est certes beaucoup plus élevé qu’au lycée mais vous vous habituerez vite à force d’en faire tout le temps.

Des semaines de cours du lundi au samedi !

L’emploi du temps est très chargé en classe préparatoire, les cours s’étalent de 8h à 18h sur les cinq jours de semaines et il y a des contrôles de 8 à 14h à samedi. Ne hurlez pas tout de suite, vous pouvez quand même avoir des pauses dans la semaine grâce aux options que vous choisissez. Par exemple, je n’ai cours ni le mercredi matin ni le vendredi après-midi (mais bon ces moments sont utiles pour passer mes khôlles.

Les prépas parisiennes :

Les CPGE parisiennes sont souvent mieux notées que les prépas de province. Pour y accéder, il faut un excellent dossier et une forte motivation car la pression et les notes sont très différentes que dans les plus petites prépas. En revanche, pour l’ambiance, j’ai été agréablement surprise de me retrouver avec une classe serviable, des personnes qui s’entendent et qui s’aident et pas un trop fort esprit de compétition.

CPGE ? Hypokhâgne ? Khâgne ? BEL ? ENS ? A/L ? B/L ? Khôlle ? CB ?

Le vocabulaire est un peu compliqué alors je vais tâcher de vous expliquer.

CPGE tout d’abord représente : classe préparatoire aux grandes écoles, comme dans les filières générales du lycée vous choisissez plutôt une prépa scientifique, économique ou littéraire (et il y en a aussi des plus spécifiques selon les écoles que vous visez prépa HEC par exemple).

La filière littéraire est divisée en deux branches : la filière purement littéraire A/L (français, philosophie, histoire, géographie, anglais, allemand ou espagnol, latin et/ou grec, culture antique) et la filière B/L est destinée à des élèves ayant pris option mathématiques au lycée puisqu’elle contient aussi des mathématiques. Je suis en A/L.

La première année de prépa littéraire se nomme hypokhâgne et la deuxième khâgne. En khâgne vous pouvez choisir d’aller en classique ou en moderne selon ce vous préférez (plutôt les langues anciennes ou le français moderne)

L’ENS, c’est l’école normale supérieure il y en a une pour les khâgneux classiques rue d’Ulm à Paris et une autre pour les khâgneux modernes à Lyon. Cette école permet de devenir professeur spécialisé ou chercheur dans une matière. Elle est très difficile à atteindre car il n’y a qu’une 80aine de places pour toutes les prépas littéraires de France !

En avril/mai de la deuxième année il y a donc ce fameux concours pour l’ENS et en même grâce à la BEL (banque d’épreuves littéraires) vous pouvez vous inscrire à pleins d’autres formations (IEP, CELSA, écoles de traduction…), en gros vous pouvez caser plusieurs cases mais vous ne passerez qu’un concours.

Une khâgne peut se khûber, c’est-à-dire effectuer un redoublement pour refaire le concours dont j’ai parlé ci-dessus. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, khûber est réservé aux meilleurs élèves car il faut vraiment le vouloir, de refaire encore un an.

Quoi que vous choisissez de faire après, au sortir de ces deux années, vous aurez un niveau BAC+2 et donc vous pouvez intégrer n’importe quelle licence en L3 !

Ordinateur ou bloc de feuille ?

Je vous conseille, si vous le pouvez, d’investir dans un ordinateur pendant vos études, quelles qu’elles soient. C’est vraiment très pratique, autant pour taper que pour remanier les cours et bien s’organiser. Vous n’êtes pas du tout obligés de prendre un ordinateur portable très cher mais veillez à ce qu’il soit tout de même assez grand pour être agréable à l’utilisation et si vous le prenez en cours, qu’il ait une batterie qui tienne assez longtemps (même si de très bonnes batteries externes, j’en ai notamment une).

Pour certaines matières, notamment les langues, il est important de garder l’aspect authentique des feuilles. Il ne faut surtout pas perdre la main car sinon en concours blanc, votre main va justement souffrir.

 

Voilà j’espère avoir pu vous aider. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me demander en commentaire ou sur Instagram. Je répondrais lors d’une mise à jour de cet article ! En attendant bonne journée à vous 😀