Miss Jane de Brad Watson

Traduit de l’anglais par Marc Amfreville

La petite Jane n’est pas une enfant comme les autres. Elle a une anomalie génétique qui l’empêche d’être une enfant puis une femme normale. Cependant, dans le monde rural du Sud des Etats-Unis au début du XXème siècle, elle n’a pas beaucoup de moyens d’adaptations pratiques…

Temps pour lire le roman : trois jours

Lieu de lecture du roman : canapé, lit, TGV, métro

Nombre de pages : 369 pages

Genre : roman d’apprentissage

Maison d’édition : Grasset

Merci aux éditions Grasset pour l’envoi de ce roman

Critique

Enfin, j’ai trouvé le temps d’attaqué ce roman de la rentrée littéraire 2018 de Grasset qui me faisait de l’œil depuis un moment. J’ai été happée dès le début par l’ambiance typiquement américaine, l’Amérique du Sud, des champs, des fermes, des habitants rustiques, mais aussi du tabac, de l’alcool, des temps difficiles et des familles éclatées. J’ai directement aimé le personnage de Jane qu’on suit de sa plus petite enfance jusqu’à ses derniers moments de sa vie d’adulte. On espère, on désespère avec elle, on s’attache à son entourage, on admire ses progrès. L’auteur a vraiment réussi à la rendre particulière au sens propre comme au sens figuré. 

L’histoire de Jane est une histoire d’apprentissage de la vie. De découverte du monde qui l’entoure qui est aussi attirant que dangereux. De la compréhension des codes sociaux et surtout de leurs limites. Mais aussi de la volonté de trouver sa place même si cela paraît bien compromis. Jane, même si elle restera toujours en retrait par rapport aux relations humaines, saura comprendre et accepter sa condition même si cela demande beaucoup de sacrifices et un combat permanent.

Conclusion

Miss Jane de Brad Watson est un chouette livre où on passe un bon moment aux Etats-Unis. L’écriture est très fluide et agréable et je salue la traduction qui ne pose aucune difficulté malgré quelques mots parfois alambiqués.

Si vous êtes friand de littérature américaine, je ne peux que vous le recommander. 

Ma précédente chronique : Toutes les histoires d’amour du monde – Baptiste Beaulieu

Camille