Les nouvelles courtisanes de Nadia Le Brun

Temps pour lire le roman : deux jours

Lieu de lecture du roman : au lit

Nombre de pages du roman : 185 pages

Note : 4/5

Genre du roman : témoignages recueillis

Maison d’édition : Kero

Qui sont ces nouvelles courtisanes ? Plus de 40 000 jeunes femmes françaises se livrent de nos jours au métier le plus vieux du monde : se prostituer, céder son corps en échange d’une contribution monétaire et d’avantages. L’auteure interviewe tour à tour les sugar daddy, ces hommes de la cinquantaine-soixantaine qui payent des appartements, des garde-robes entières et donnent des billets de 500 euros pour une nuit avec une jeune femme de 20 ans.

Ces jeunes femmes utilisent ces hommes souvent pour payer leurs études et ne plus avoir de problèmes financiers, mais plus profondément, ce jeu dangereux est un genre de catharsis. Pour les hommes, cela leur permet de retrouver une jeunesse, de prouver qu’ils peuvent satisfaire une très jeune femme. Pour les jeunes femmes au contraire, elles assouvissent dans ces échanges des besoins plus psychologiques pour se délivrer, se purger d’événements antérieurs.

Le monde des sugar baby et des sugar daddy est donc parfaitement établi, avec des sites de rencontres, des vraies règles préconçues et un luxe impressionnant.

Conclusion :

J’ai beaucoup aimé la démarche de l’auteure qui malgré son expérience personnelle avec les baby sugar, a trouvé le ton juste pour en parler. Elle a réussi à mettre de côté cela pour explorer vraiment le sujet. Les témoins sont bien choisis et délivrent chacun une version différente et chaque version finit par se compléter. Nadia Le Brun dresse donc un large tableau de ces entreprises si peu connues du grand public.

J’aurais aimé cependant un développement encore plus sociologique et psychologique de la chose mais ces témoignages étaient néanmoins très éclairants, intéressants et même un peu traumatisants. Ce phénomène que l’on connait très peu en devient presque fascinant même s’il est toujours inquiétant. On découvre notamment dans les dernières pages que les autorités sont impuissantes face à ce commerce parallèle qui ne peut être inculqué car il est online.